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CG5-10721.md| identifiant | CG5-10721.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/08/31 00:00 |
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| titre | Napoléon à Eugène, vice-roi d’Italie |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10721. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Pont-de-Briques, 13 fructidor an XIII [31 août
1805]</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon
cousin, je suis encore à Boulogne. Je compte en partir dans deux
jours. La Grande Armée est en pleine marche ; elle sera toute
rendue sur le Rhin au 1<sup>er</sup> vendémiaire. J’occuperai
l’ennemi de manière qu’il n’aura pas de temps à perdre à
vous chicaner en Italie. Je n’ai pas besoin de vous répéter que
cela est pour vous seul. Vous devez dire que je fais marcher quelques
troupes de mon armée des côtes, mais seulement 30 000 hommes.
Du reste, que votre langage soit pacifique et modéré ; c’est
dans ce sens qu’il faut faire expliquer les journaux de Milan.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Ma
Garde italienne part pour l’armée avec le reste de ma Garde. Je
laisse les trois corps italiens qui sont à Calais, pour garder mon
camp de Boulogne, avec un bon corps français. J’imagine qu’à
l’heure qu’il est vous vous serez mis en route pour votre
tournée. Pressez l’approvisionnement de la place de Mantoue. J’en
ai donné le commandement au général Miollis, et j’y envoie le
général Campredon pour commander le génie, et un bon officier pour
commander l’artillerie. Allez de l’avant et faites approvisionner
Mantoue de manière qu’il puisse se défendre un an. Envoyez, sans
faire semblant de rien, quelqu’un pour savoir si l’on travaille à
la citadelle de Plaisance, que j’ai ordonné de mettre en état de
défense. Faites-moi connaître quand il arrivera des mortiers de
Pavie, et s’il en est venu de Turin. Toutes les troupes du Piémont
et de Gênes doivent, à l’heure qu’il est, être en route pour
se rendre à Brescia. Plusieurs régiments filent par le Simplon.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Il
est constant aujourd’hui que nos escadres ont battu les Anglais. Si
elles n’ont pas fait tout ce que je voulais, je n’ai pas lieu
d’être trop mécontent. Quand j’aurai donné une leçon à
l’Autriche, je reviendrai à mes projets. Je sens que vous devez
regretter de ne pas vous trouver à la guerre ; mais soyez sans
inquiétude : aussitôt que cela sera possible et que l’Italie ne
sera plus menacée, je vous y appellerai. Aujourd’hui vous sentez
que cela ne serait pas convenable.<sup>[^1]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 9171, d’après l’expédition communiquée par la duchesse de Leuchtenberg. Minute, Archives nationales, AF IV 867, fructidor an XIII, n° 86. Extrait [catalogue de vente], Librairie Auguste Blaizot, J. Arnna, <i>Autographes, documents divers</i>, Drouot, 27 décembre 1956, n° 16.</body> |
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