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CG5-10688.md| identifiant | CG5-10688.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/08/28 00:00 |
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| titre | Napoléon à Estève, trésorier général de la couronne |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10688. - </b>À Estève, trésorier général de la couronne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Pont-de-Briques, 10 fructidor an XIII [28 août
1805]</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur
Estève, je désirerais que vous pussiez me réaliser dix millions en
argent ; vous les avez en billets de caisse. Si vous alliez
convertir sur la place de Paris dix millions de billets de caisse en
argent, vous occasionneriez une secousse très funeste pour la
Banque. Il faut donc tâcher de réaliser successivement deux
millions en argent sans secousse. Servez-vous pour cela de M.
Mollien<sup>[^1]</sup>,
que vous mettrez seul dans votre confidence. Échangez-m’en une
partie en obligations de l’échéance de vendémiaire et brumaire,
sur les départements du Rhin, de la Belgique et autres départements
à portée du Rhin, de manière que, dans le courant de vendémiaire
et brumaire, je puisse réaliser ces obligations pour mon service. Si
vous pouvez réaliser les dix millions en argent sans faire tort à
la Banque, faites-le, mais prévenez-m’en avant de rien faire. Il
est intéressant pour moi d’avoir désormais dix millions en argent
dans ma caisse, surtout dans de telles circonstances, pour activer
les opérations de mon armée. Il est nécessaire que vous envoyiez
au quartier général à Strasbourg un caissier qui aura toujours
quelques millions en argent. La solde de ma Garde Impériale et de ma
garde royale sera aussi portée par ce payeur. Par ce moyen, ce
service sera toujours parfaitement assuré.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Voyez
M. de Lima<sup>[^2]</sup>,
et pressez le recouvrement de quelques millions ; cela devient
ridicule. Dites-lui que je me plaindrai au prince régent d’un
pareil manquement de parole<sup>[^3]</sup>.<sup>[^4]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Directeur de la Caisse d’amortissement.
[^2]: Ambassadeur du Portugal à Paris.
[^3]: Le Portugal avait obtenu en mars 1804 de rester neutre, en échange d’un subside de 16 millions, mais les versements avaient pris beaucoup de retard.
[^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 9145, d’après l’expédition communiquée par la famille Estève.</body> |
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