|
CG5-10680.md| identifiant | CG5-10680.md |
|---|
| fait partie de | correspondance |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1805/08/28 00:00 |
|---|
| titre | Napoléon à Barbé-Marbois, ministre du Trésor public |
|---|
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10680. - </b>À Barbé-Marbois, ministre du Trésor public</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Pont-de-Briques, 10 fructidor an XIII [28 août
1805]</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur
Barbé-Marbois, je suis d’opinion, et je crois que tous les
jurisconsultes éclairés penseront de même, que, s’il arrivait
des événements à la Banque, les régents en seraient responsables,
vu l’infraction ou la transgression de la loi.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">On
a été obligé de violer la caisse du payeur<sup>[^1]</sup>
pour la solde ; on a pris 600 000 francs des sommes à ma
disposition ; je n’ai pas voulu donner d’ordres, il a fallu
recourir à la violation. Le payeur n’avait sans doute pas d’autres
moyens, ou bien il est coupable.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je
crois devoir vous prévenir que l’armée fait un mouvement sur le
Rhin ; que la guerre est à peu près certaine ; que,
d’après les préparatifs de l’Autriche, je suis forcé à couper
ce nouveau nœud gordien, avant qu’ils deviennent redoutables.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Comme
l’armée fait son mouvement en masse, le payeur se porte sur le
Rhin, ainsi que toute la trésorerie de l’armée. Il faut donc que
vous dirigiez tout le service de l’armée sur les départements du
Rhin, et que vous donniez, de préférence, les obligations de ce
pays. Cependant mon intention, si l’on vous parle de ce mouvement,
est que vous disiez qu’un détachement de 30 000 hommes s’est
rendu sur le Rhin.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">M. Maret<sup>[^2]</sup>
vous aura envoyé deux décrets. Par l’un, vous devez faire recette
d’un million sur les quatre de la caisse d’amortissement
provenant des effets militaires, et vous devez sur-le-champ
distribuer ce million entre les différents bataillons du train, pour
les mettre dans le cas d’acheter 5 000 chevaux, et entre
quelques régiments d’artillerie légère. Le second décret vous
enjoint de faire recette de 1 200 000 francs du même
fonds, et vous devez sur-le-champ le distribuer entre les régiments
de l’armée pour dépense extraordinaire de capotes et de souliers.
Il ne restera donc plus de ces quatre millions que 1 800 000
francs ; je désire qu’ils soient à ma disposition dans la
caisse du payeur à Strasbourg.<sup>[^3]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Roguin.
[^2]: Ministre secrétaire d’État.
[^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 9146, d’après les Archives des Finances. <span lang="en-GB">Minute, Archives
nationales, AF IV 867, fructidor an XIII, n° 76.</span></body> |
|---|
| |
|