CG5-10662.md

identifiantCG5-10662.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/08/25 00:00
titreNapoléon à Fouché, ministre de la Police générale
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10662. - </b>À Fouché, ministre de la Police générale</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Pont-de-Briques, 7 fructidor an XIII [25 août 1805]</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">J’ai reçu votre lettre. Vous n’avez jamais démérité de la confiance que j’ai en vous ; mais, dans les circonstances où l’Angleterre tend tous ses ressorts et où elle paraît être parvenue à agiter l’Europe, je ne puis trop vous recommander d’écarter tout ce qui peut être un sujet de trouble et un motif d’espérance pour nos ennemis. Tenez donc la main à ce que les individus dont vous m’avez envoyé la note ne restent pas à Paris. Si le général Lecourbe y met le pied à plus de quarante lieues, faites-le arrêter.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Les mouvements de la maison d’Autriche m’obligent à envoyer 30 000 hommes sur le Rhin, pour garantir nos frontières. Je vous dis cela pour vous seul. Les journaux n’en parleront que dans huit jours. Quand il en sera question, il faut qu’ils ne disent que cela, et que, quand même on aurait des nouvelles de plus grands mouvements, ils s’en tiennent à cela. L’Autriche devient trop insolente ; ses préparatifs sont trop considérables.<sup>[^1]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: <span></span> <a href="https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/media/FRAN_IR_055232/c-dgwutrpfb-1fzf3qbhjpqcg/FRAN_0185_07484_L" target="_blank">Minute, Archives nationales, AF IV 867, fructidor an XIII, n° 53</a> [<i>C 9129].</body>