CG5-10647.md

identifiantCG5-10647.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/08/24 00:00
titreNapoléon à Barbé-Marbois, ministre du Trésor public
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10647. - </b>À Barbé-Marbois, ministre du Trésor public</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Pont-de-Briques, 6 fructidor an XIII [24 août 1805]</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">[Par] l’état ZZ de votre compte, je vois que vous payez aux propriétaires de rentes viagères 1 de 1701, deux de 1702 et enfin, antérieurement à 1720, plus de 2 600 personnes. Il y aurait donc parmi les rentes viagères<sup>[^1]</sup>, 2 600 personnes âgées de plus de quatre-vingt-cinq ans. Cela est extraordinaire. Je désire faire imprimer l’état de ces 2 600 personnes, et même jusqu’à l’année 1725 ; que cet état soit envoyé aux préfets pour vérifier l’existence de ces individus et s’assurer que ce sont les mêmes personnes que celles sur la tête desquelles était placée la rente. Même chose pour les pensions, faites imprimer l’état par département des individus qui ont plus de quatre-vingts ans.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Je ne conçois pas comment, dans le courant de l’an XII, il n’y a eu que 500 000 francs d’extinctions de rentes viagères, sur un capital de 20 millions ; ce ne serait donc qu’un quarantième. Les extinctions de pensions seraient donc montées, sur un capital de 24 millions, à 1 800 000 francs : ce qui est un résultat beaucoup plus raisonnable.<sup>[^2]</sup></font></p> [^1]: Ces rentes sont un héritage des dettes de l’Ancien Régime. Elles ont été inscrites au Grand livre de la dette sous la Convention. Le Directoire les a réduit des deux tiers. Elles coûtent environs 20 millions de francs à l’État pour un peu plus de 80 000 bénéficiaires. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 867, fructidor an XIII, n° 40.</body>