CG5-10567.md

identifiantCG5-10567.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/08/14 00:00
titreNapoléon au général Lauriston, aide de camp de l’Empereur
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10567. - </b>Au général Lauriston, aide de camp de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Pont-de-Briques, 26 thermidor an XIII [14 août 1805]</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur le général Lauriston, j’ai reçu vos deux lettres des 9 et 11 thermidor. J’espère que cette dépêche ne vous trouvera plus au Ferrol et que l’escadre aura déjà mis à la voile pour suivre sa destination. Je ne vois point pourquoi vous n’avez pas laissé le 67<sup>e</sup> et le 16<sup>e</sup> régiment à la Martinique et à la Guadeloupe ; c’était cependant bien exprimé dans vos instructions. Ainsi, après une expédition aussi étendue, je n’ai pas même le plaisir de voir mes îles à l’abri de toute attaque ; il n’y a pas à présent 3 000 hommes, et, après vendémiaire, il n’y en aura pas 2 500.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">J’espère que Villeneuve ne se laissera pas bloquer par une escadre inférieure à la sienne. Il doit avoir actuellement 30 vaisseaux de guerre. Je pense qu’avec cette escadre il est dans le cas d’en attaquer une de 24 vaisseaux. Aidez et poussez l’amiral autant qu’il vous sera possible. Concertez-vous avec lui pour les troupes que vous avez à bord, et envoyez-m’en l’état de situation. Vous pouvez les laisser à bord ; si l’amiral le juge convenable, vous pouvez les débarquer et en former une division au Ferrol.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Prenez des mesures pour former un dépôt des hommes que vous avez débarqués à Vigo, et pour que toutes les troupes qui arriveraient du Ferrol puissent s’y rendre et rejoindre après leurs corps.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Le capitaine Allemand s’est fait voir sur les côtes d’Irlande dans les premiers jours de thermidor. Il doit être depuis longtemps au rendez-vous. Il devait prendre des renseignements de l’escadre (s’il n’en avait pas eu connaissance) à Vigo, où un officier s’était rendu, dans la supposition que l’amiral Villeneuve n’eût pas paru au 20 thermidor. Nous sommes prêts partout. Une apparition de vingt-quatre heures suffirait.<sup>[^1]</sup></font></p> [^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 867, thermidor an XIII, n° 114.</body>