CG5-10534.md

identifiantCG5-10534.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/08/09 00:00
titreNapoléon à Barbé-Marbois, ministre du Trésor public
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10534. - </b>À Barbé-Marbois, ministre du Trésor public</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Pont-de-Briques, 21 thermidor an XIII [9 août 1805]</h2><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur Barbé-Marbois, vous aurez vu, dans le <i>Moniteur,</i> la relation du combat qui a eu lieu<sup>[^1]</sup>. Cela a été assez bien ; cela eût été fort beau sans la maladresse des Espagnols. Cependant, nous sommes restés maîtres deux jours du champ de bataille ; les Anglais se sont retirés, et nous avons opéré notre jonction. Vous savez combien peu on doit compter sur les Espagnols ; malheureusement on les avait mis à l’arrière-garde, et ils ont fait une manœuvre qui les a obligés de se présenter les premiers au feu. Les Anglais paraissaient assez faibles, non seulement en bâtiments, mais en hommes. Rassurez les hommes à argent ; faites-leur entendre qu’il ne sera rien hasardé qu’avec sûreté ; que mes affaires sont trop belles pour rien hasarder qui puisse mettre à trop de hasards le bonheur et la prospérité de mon peuple. Sans doute que, de ma personne, je débarquerai avec mon armée, tout le monde doit en sentir la nécessité ; mais moi et mon armée ne débarquerons qu’avec toutes les chances convenables.</font></p><p style="text-indent: 1.25cm"><font size="3" style="font-size: 12pt">Ce que vous me dites de la Banque mérite des explications : si la réserve est petite, c’est sa faute ; c’est qu’on négocie un grand nombre de petits papiers de circulation qui n’ont point de marchandises derrière. Cela sera ainsi tant qu’on escomptera par actions, ce qui est contraire à la loi. Mon intention est que cette manière d’escompter finisse. C’est là où est tout le mal.<sup>[^2]</sup></font></p> [^1]: <span></span> Dans le <i>Moniteur</i> du 8 août. Il s’agit de la bataille des Quinze-Vingt. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 867, thermidor an XIII, n° 87.</body>