CG5-10453.md

identifiantCG5-10453.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/07/24 00:00
titreNapoléon à Lacépède, grand chancelier de la Légion d’honneur
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10453. - </b>À Lacépède, grand chancelier de la Légion d’honneur</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="en-GB" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 5 thermidor an XIII [24 juillet 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Expédiez, par un courrier extraordinaire, six grandes décorations à Beurnonville et la lettre que j’écris au roi d’Espagne<sup>[^1]</sup>. Des cinq cordons, l’un est pour le prince de la Paix<sup>[^2]</sup>. Vous lui écrirez une lettre. Les quatre autres seront spécialement destinés à ceux auxquels le Roi voudra les donner. M. Beurnonville prendra les ordres de Sa Majesté à cet effet.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">J’accepte les cinq cordons de l’ordre de Charles III. Vous pouvez les prendre et les envoyer à MM. Lebrun, architrésorier, Decrès, ministre de la Marine, aux maréchaux Augereau, Moncey et Lefebvre.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Il faudra ensuite que ces individus reçoivent les lettres de la chancellerie, car les lettres constituent la dignité plus que le cordon. Vous leur direz que cinq décorations m’ayant été données pour cinq de mes sujets les plus distingués par leur mérite et leur attachement à ma personne, je les ai destinées pour eux. Vous leur accorderez, dans la même lettre, la permission de les porter.</font></p><p><br/> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Vous écrirez aux princes Joseph, Louis, au cardinal Fesch, au prince de Piombino et au prince Borghèse que, le roi d’Espagne ayant mis cinq ordres de la Toison d’or à ma disposition, je ne crois pas pouvoir en faire un meilleur usage que de les leur donner ; que l’ambassadeur<sup>[^3]</sup> les présentera de la part de son maître ; que je les autorise à les porter.<sup>[^4]</sup></font></p> [^1]: Charles IV. [^2]: Godoy. [^3]: Masserano. [^4]: Minute, Archives nationales, AF IV 867, thermidor an XIII, n° 17.</body>