CG5-10444.md

identifiantCG5-10444.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/07/24 00:00
titreNapoléon à Barbé-Marbois, ministre du Trésor public
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10444. - </b>À Barbé-Marbois, ministre du Trésor public</h1><h2 data-kind="letter-context;" lang="en-GB" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Saint-Cloud, 5 thermidor an XIII [24 juillet 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Demander au ministre de l’Intérieur<sup>[^1]</sup> le traité qui a été passé pour la concession des mines de l’île d’Elbe. Ce traité aurait dû être communiqué au ministre du Trésor public. Ce ministre ayant ce traité aurait dû faire appeler les concessionnaires et leur faire contracter des obligations payables de mois en mois, ou régler avec eux tout autre mode de payement. Si un décret de l’Empereur avait été nécessaire, le ministre l’aurait demandé.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">À présent il faut revenir sur cette opération, faire le décompte des concessionnaires, déduire ce qu’ils ont versé pour les dépenses de l’île d’Elbe, ne pas leur donner, pour compléter leurs versements, un délai de plus de quinze jours, et prendre des règles convenables pour l’avenir.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Il est impossible de croire ce qui est annoncé dans le rapport, et de penser qu’un commissaire ait été assez imprudent pour annuler un marché. Le commissaire général dans l’île d’Elbe avait pris, le 28 nivôse, un arrêté qui réduisait à 80 000 francs le prix du bail des mines, fixé à la somme de 500 000 francs par un arrêté du Gouvernement, en date du 9 floréal an XI. Son arrêté n’aurait aucune valeur. Il faut d’abord réprouver cet acte, qui, probablement, se borne à dire que le concessionnaire versera 80 000 francs pour le service de l’île d’Elbe, ainsi que cela a été fait ensuite pour une somme de 150 000 francs par l’arrêté que le ministre des Finances<sup>[^2]</sup> a fait approuver par l’Empereur. Ainsi considérés, ces actes sont très naturels et ne prononcent rien sur le marché.<sup>[^3]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Champagny. [^2]: Gaudin. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 9007, d’après les Archives de l’Empire.</body>