CG5-10375.md

identifiantCG5-10375.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/07/04 00:00
titreNapoléon au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10375. - </b>Au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Gênes, 15 messidor an XIII [4 juillet 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Vous devez fixer votre attention sur Toulon. Tous les rapports que je reçois<sup>[^1]</sup> sont que les officiers toulonnais qui ont fui en Angleterre servent plus ou moins le Gouvernement anglais. Cependant plusieurs de ces officiers ont été admis à mon service ; ce qui a été fait contre ma volonté, car il n’est jamais entré dans mes projets d’employer des hommes qui ont livré nos ports aux Anglais.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Voici les noms des principaux employés :</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Péron est employé sur le brick <i>L’Abeille</i>, et pour comble de honte il est membre de la Légion d’honneur. Cet individu a participé à la reddition de Toulon, est rentré et a été amnistié.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Émeric, employé sur la frégate <i>Le Rhin</i>.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Vialis, capitaine de bâtiment marchand avec lequel il sort souvent de Toulon et rôde dans la Méditerranée.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Laférent<sup>[^2]</sup>, cousin du capitaine de frégate et sert sur <i>Le Rhin</i>.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Guyot, signataire du traité qui rend Toulon aux Anglais, est marchand de blé à Toulon. </font> </p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Laure, marin français, ayant contribué à la reddition de Toulon, vit à une lieue de là dans une campagne.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mouton, exerce le pilotage à Toulon.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">L’abbé Roux, aumônier de vaisseau.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Adhémar, aspirant de marine, est à Marseille.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Remettez-moi des renseignements très particuliers sur tous ces individus.<sup>[^3]</sup></font></p><p><br/> </p><p><br/> </p> [^1]: Les bulletins de Fouché. [^2]: En réalité, Infernet. Le bulletin de police écrit « l’Inferné ». [^3]: <span></span> Jules Baillet, « De quelques lettres inédites de Napoléon I<sup>er</sup> », <i>Mémoires de la Société d’agriculture, sciences, belles-lettres et arts d’Orléans</i>, 1925, p. 6. Minute, Archives nationales, AF IV 867, messidor an XIII, n° 63. La <i>Correspondance</i> (n° 8967) ne publie que le premier paragraphe en omettant la liste de noms.</body>