CG5-10340.md

identifiantCG5-10340.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/06/24 00:00
titreNapoléon au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10340. - </b>Au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des Colonies</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bologne, 5 messidor an XIII [24 juin 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur Decrès, vous me mandez que vous n’avez pour <i>Brest que quatre mortiers à plaque</i>. Il y en a deux à Granville : envoyez l’ordre, par un courrier extraordinaire, de les envoyer à Brest, et prenez des mesures pour qu’au reçu de votre ordre, ils partent sans délai, soit par mer, soit par terre. D’ailleurs, ces six mortiers à grande portée me paraissent suffisants, puisque, à l’endroit du mouillage, il n’y a entre les deux points que 3 000 toises ; des mortiers à la Gomer, qui se dirigent facilement, portant leur mobile à plus de 1 500 toises, remplissent le but. Il y en a à Brest, et l’on peut aussi en tirer des batteries où ils sont inutiles. Il y a aussi à Brest des mortiers de galiote en fer. Il en a été fait beaucoup sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV. Ces mortiers jettent des bombes à 1 700 toises. Si l’on y met de l’activité, on aura à Brest tout ce qu’on voudra <i>pour compléter l’armement</i><sup>[^1]</sup><i>. Les six mortiers à plaque pourront toujours servir pour commencer le feu, tenir l’ennemi éloigné et lui porter &lt;…&gt;</i><sup>[^2]</sup><i> ; mais les quarante mortiers à la Gomer seront une véritable force.</i><sup><i>[^3]</i></sup></font></p> [^1]: Voir CG5-10246. [^2]: <span></span> La <i>Correspondance </i>(n° 8943) publie : « porter les premiers coups ». [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 867, messidor an XIII, n° 32.</body>