CG5-10335.md

identifiantCG5-10335.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/06/23 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, ministre de la Guerre, major général des camps
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10335. - </b>Au maréchal Berthier, ministre de la Guerre, major général des camps</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bologne, 4 messidor an XIII [23 juin 1805]<sup>[^1]</sup></h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, il est nécessaire que vous vous mettiez au courant de l’organisation de la flottille. Demandez aux maréchaux Ney et Davout leurs dispositions qu’ils ont faites pour l’embarquement. Comme vous verrez que le maréchal Soult a fait par l’état ci-joint, et, lorsque vous aurez ainsi réuni et arrangé le tout, vous me le remettrez sous les yeux. Je désirerais que vous partissiez le 16 de Paris pour vous rendre à Boulogne, Étaples et Dunkerque. Vous y passerez l’inspection des troupes, vous ferez remplir tous les états et vous me proposerez les difficultés qui pourraient survenir ; j’y répondrai sur-le-champ.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je n’embarque point de chevaux pour les guides interprètes<sup>[^2]</sup>, je n’en embarque point pour la gendarmerie. Ces deux corps ainsi que les sapeurs et mineurs, seront répartis sur toutes les escadrilles. Il ne vous échappera pas que les bâtiments portent 130 hommes, quoique le maréchal Soult n’y place qu’une compagnie qui n’est que de 90 hommes. Il y aura encore de la place pour 40 hommes<sup>[^3]</sup>.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">La division du général Oudinot doit s’embarquer sur la 8<sup>e</sup> escadrille. Elle est il est vrai de sept régiments mais les bataillons ne sont que de six compagnies. Il doit donc y avoir à Ambleteuse, entre la 7<sup>e</sup> et la 8<sup>e</sup> escadrilles, de quoi embarquer la Garde impériale, les divisions Gazan et la division Oudinot, qui forment l’avant-garde. Les Italiens qui doivent s’embarquer sur les corvettes de pêche laisseront du vide ; ils ne sont que six bataillons, et il y a de quoi en embarquer neuf sur les corvettes de pêche. On pourra donc embarquer une partie de la division des dragons à pied ; une partie pourra être aussi embarquée à Calais, même sur les écuries. Les écuries de la réserve peuvent embarquer 1 800 chevaux et plus de 3 000 personnes. Il est nécessaire que vous vous occupiez de ces détails avec le plus grand soin, tant auprès du général Lacrosse et Combis<sup>[^4]</sup> qu’auprès de M. Petiet et du général Songis. Ayez tous les états en règle si le maréchal Soult vous a envoyé une copie de l’état que je joins ici, renvoyez-le moi. Cet état est toujours bon à avoir.<sup>[^5]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3> [^1]: <span></span> La <i>Correspondance</i> (n° 8923) publie cette lettre à la date du 20 juin. [^2]: <span></span> La <i>Correspondance</i> (n° 8923) publie : « Garde impériale ». L’unité des guides interprètes a été constituée d’officiers parlant anglais. Voir CG5-9764. [^3]: <span></span> La <i>Correspondance</i> (n° 8923) publie en plus « et des canons ce qui laisse de la marge pour le remplissage. ». [^4]: Officier de marine chargé de l’armement de la flottille depuis 1803. D’après Six il n’est plus en activité en 1805. [^5]: <span></span> Expédition, British Library, ADD. MSS., 23, 004, fol. 178. La <i>Correspondance</i> (n° 8923) publie cette lettre d’après la minute des Archives de l’Empire ce qui implique un très grands nombre de variantes de forme.</body>