| identifiant | CG5-10328.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/06/21 00:00 |
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| titre | Napoléon à Eugène, vice-roi d’Italie |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10328. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mantoue, 2 messidor an XIII [21 juin 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin,
je reçois votre lettre du 20 juin. Je ne vous ai point parlé des
sapeurs, parce que j’ai pensé que ces troupes étaient à la
disposition du génie pour les travaux. Dirigez les uns sans délai
sur Mantoue, et faites écrire par le ministre de la Guerre<sup>[^1]</sup>
au général Chasseloup d’envoyer à Legnago, à Peschiera et à la
Rocca d’Anfo la partie qui est nécessaire.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">En mettant
à Milan deux régiments d’infanterie et trois de cavalerie, j’ai
eu pour but que vous puissiez veiller directement à leur
instruction. C’est ce dont vous devez vous occuper sérieusement,
parce que cela vous conciliera l’attachement de la jeunesse
italienne ; et, lorsque vous aurez quatre ou cinq régiments
bien instruits, vous aurez un bon fond d’armée. Je pense que vous
pourriez très bien aller à la parade tous les jours, et le matin, à
une heure fixe, aller voir exercer les recrues. L’armée russe n’a
été organisée par l’empereur Paul, et les troupes prussiennes
par le grand Électeur, que parce qu’ils s’occupaient ainsi
eux-mêmes des détails. Cela est moins nécessaire en France, où,
depuis un temps immémorial, il y a un fond d’armée considérable.
Vous, et vous seul, pouvez former les troupes : je ne crois pas qu’il
y ait de général italien qui le sache. Quand ils verront que vous
vous en occupez, ils s’y mettront aussi, par crainte de disgrâce ;
et, en effet, il faudra mettre de côté ceux qui n’y entendent
rien.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Envoyez
toute l’artillerie à Pavie, afin que dans cette place soit
concentrée toute l’artillerie italienne. Mon intention est de
réduire les pontonniers à une seule compagnie, et, dès ce moment,
vous pourriez ordonner au ministre de la Guerre de procéder à cette
réforme.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je ne vois
pas d’inconvénient à ne donner aucun supplément de solde à
Milan. Cela ne se fait à Paris que depuis peu de temps, et, si je ne
l’ai point réformé, c’est que le service du soldat est tel
qu’il n’a que trois nuits de libres. Je vous ai écrit pour les
conscrits ; il faut une loi sur cet objet. Je vous ai envoyé un
décret pour ma Garde ; il est rédigé d’une manière toute
différente. Vous verrez facilement que mon but est d’attirer dans
l’état militaire toute la jeunesse.<sup>[^2]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Pino.
[^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 8934, d’après l’expédition communiquée par la duchesse de Leuchtenberg. Extrait [catalogue de vente], <i>Lettres et manuscrits autographes</i>, Drouot, 7 décembre 1995, p. 178, n° 387. <span lang="pt-BR">Minute,
Archives nationales, AF IV 867, messidor an XIII, n° 23.</span></body> |
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