CG5-10326.md

identifiantCG5-10326.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/06/20 00:00
titreNapoléon à Regnier, Grand Juge, ministre de la Justice
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10326. - </b>À Regnier, Grand Juge, ministre de la Justice</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mantoue, 1<sup>er</sup> messidor an XIII [20 juin 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur Regnier, je reçois votre lettre du 24. J’approuve la mesure que vous avez prise de faire poursuivre devant ma cour criminelle de Cahors des individus prévenus de manœuvres sur la conscription.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je vous envoie une dénonciation faite par un juge de ma cour criminelle de Bordeaux. Il me semble que l’épigraphe de sa lettre donne une assez pauvre idée du jugement de cet individu. Il est extraordinaire qu’un juge prenne pour devise le cri de guerre, <i>Mort à l’infâme Gouvernement anglais</i>, lorsqu’on peut faire la paix d’un moment à l’autre. Il dénonce le président du tribunal criminel<sup>[^1]</sup>. Cette affaire me paraît devoir être renvoyée à ma cour de cassation, afin que, si cette dénonciation est vraie, on déclare le président de Bordeaux indigne de ma confiance, et que, si elle est fausse, le dénonciateur soit chassé du tribunal, où il ne peut pas rester après de pareils actes.<sup>[^2]</sup></font></p> [^1]: Desmirails, qui restera en place. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 867, messidor an XIII, n° 15.</body>