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CG5-10325.md| identifiant | CG5-10325.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/06/20 00:00 |
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| titre | Napoléon à Monge, sénateur |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10325. - </b>À Monge, sénateur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mantoue, 1<sup>er</sup> messidor an XIII [20 juin
1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur
Monge, j’ai reçu le mémoire que vous m’avez adressé. Je
recevrai avec un égal intérêt tout ce que vous aurez à me
communiquer sur l’esprit, les besoins et la situation des affaires
dans votre sénatorerie<sup>[^1]</sup>.
J’ai donné des ordres pour que la mine de plomb de Namur soit
remise en activité. Vous me parlez d’un canal de jonction avec la
Meuse par le canal de l’Ourcq. Tout ce qui peut tendre à donner à
Paris une communication indépendante de la Seine et de la Marne
entre dans mes vues. Si votre projet est praticable, j’y
emploierais volontiers les deux millions que la ville de Paris s’est
imposée pour les travaux du canal de l’Ourcq, ce qui ferait une
soixantaine de millions pendant 25 ou 30 ans. Lorsque vous quitterez
votre sénatorerie, il ne serait pas inutile, qu’au lieu de revenir
en voiture, vous suiviez à cheval, à petites journées, avec des
ingénieurs, la direction que le canal que vous projetez devrait
avoir, et que vous me remissiez à votre arrivée un mémoire clair
et précis sur cette grande communication. Il resterait à savoir
alors si une petite communication pour le canal de l’Ourcq est
suffisante. Je suis à Mantoue depuis trois jours ; j’en pars
demain pour Bologne. J’ai lieu d’être très satisfait de tous
mes peuples d’Italie.<sup>[^2]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Monge est titulaire de la sénatorie de Liège.
[^2]: Copie de l’expédition communiquée par M. Alphonse Marey, député au Corps Législatif, Archives nationales, 400 AP 139.</body> |
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