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CG5-10314.md| identifiant | CG5-10314.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/06/20 00:00 |
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| titre | Napoléon à Eugène, vice-roi d’Italie |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10314. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mantoue, 1<sup>er</sup> messidor an XIII [20 juin
1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin,
je vous envoie une pétition de la famille Gonzague<sup>[^1]</sup>,
de Mantoue. Si cet exposé est vrai, rien n’est plus injuste que la
confiscation qu’elle a essuyée. Elle était dans le cas de
souffrir la perte de ses droits féodaux, mais non la confiscation
des maisons, terres et moulins qu’elle possédait. Je n’ai voulu
prendre aucune décision avant de savoir ce que le ministre des
Finances, le Grand Juge<sup>[^2]</sup>
et les gens de Milan qui connaissent cette affaire, en pensent. Je
désire avoir un mémoire qui me fasse connaître de quel droit le
domaine s’est saisi de ces biens, ayant à cœur de rendre à cette
famille la justice que tous mes sujets ont droit d’attendre de moi.
L’aîné de cette famille Gonzague vit à Venise ; il est
convenable de le faire rentrer dans sa patrie. Faites-lui écrire par
le ministre de l’Intérieur<sup>[^3]</sup>
que mon intention est qu’il vive chez lui ; qu’à défaut de
cela, le fidéicommis<sup>[^4]</sup>
dont il jouit sera donné à ses frères. Le ministre de l’Intérieur
lui accordera jusqu’au 1<sup>er</sup> août pour tout délai. Il
faudrait faire l’état des hommes les plus considérables de Milan,
Mantoue, Bologne, Brescia, etc., qui se trouvent à Venise ou à
l’étranger, afin de prendre, selon les circonstances, des mesures
pour les faire rentrer.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je vous
envoie un décret par lequel j’accorde aux grands officiers de ma
couronne une rente sur l’économat, équivalente à celle qu’ils
doivent avoir en terres, jusqu’à ce que leurs commanderies soient
organisées. Écrivez au ministre des Finances de la leur faire
toucher.<sup>[^5]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Anciens ducs.
[^2]: Respectivement, Prina et Luosi.
[^3]: Felici.
[^4]: Mode de dévolution successorale permettant de transmettre son patrimoine à un bénéficiaire apparent, mais avec l’intention d’en faire profiter une tierce personne, non désignée dans le testament.
[^5]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 8930, d’après l’expédition communiquée par la duchesse de Leuchtenberg. Minute, Archives nationales, AF IV 867, messidor an XIII, n° 13.</body> |
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