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CG5-10301.md| identifiant | CG5-10301.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/06/19 00:00 |
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| titre | Napoléon à Marescalchi, ministre des Relations extérieures du royaume d’Italie |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10301. - </b>À Marescalchi, ministre des Relations extérieures du royaume d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mantoue, 30 prairial an XIII [19 juin 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">J’ai reçu
ce que vous m’avez écrit sur la rixe qui a eu lieu à Bologne. Le
peuple a besoin de magistrats fermes et qui sachent lui inspirer de
l’estime et de la crainte.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Vous
trouverez ci-joint une note des bacs de l’Adige.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Expédiez
un courrier à M. Rostagny<sup>[^1]</sup>
pour qu’il s’abouche avec le gouverneur général<sup>[^2]</sup>
et lui fasse sentir qu’il est injuste que tous les bacs soient du
côté de la rive de l’Autriche, et qu’il serait convenable et
plus conforme à la justice de faire une chose égale et de
déterminer que la moitié des bacs irait coucher à la rive droite
et la moitié à la rive gauche ; par ce moyen, toutes les
difficultés sur cet objet seraient terminées ; qu’il y
aurait aussi quelques mesures à prendre pour le bien de la
population de Vérone, comme de déterminer que la Vérone italienne
pourrait tirer ses fourrages, vins et blés de l’Autriche, sans
rien payer, se soumettant toutefois aux formes d’usage des douanes
autrichiennes, et que la Vérone autrichienne serait traitée
également ; que, quelque inconvénient qu’il y ait de part et
d’autre à cette mesure, il est de l’humanité de venir au
secours d’une ville dont les malheurs des temps veulent qu’elle
soit partagée en deux, et que la générosité des deux
Gouvernements fasse qu’elle en souffre le moins possible. M.
Rostagny, qui est un homme prudent, sentira que pour les bacs il faut
un arrangement ; sans quoi je retiendrai de force sur ma rive
les bacs impairs ; cependant je n’emploierais ce moyen
qu’autant que le gouverneur général ne voudrait entendre à rien
là-dessus.<sup>[^3]</sup></font></p>
[^1]: Commissaire français des Relations commerciales à Venise.
[^2]: Bellegarde.
[^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 866, prairial an XIII, n° 161.</body> |
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