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CG5-10295.md| identifiant | CG5-10295.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/06/19 00:00 |
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| titre | Napoléon à Eugène, vice-roi d’Italie |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10295. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Mantoue, 30 prairial an XIII [19 juin 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin,
je désirerais que vous fissiez faire un état de ce qu’a coûté
le cordon de santé<sup>[^1]</sup>,
pendant les années 1804 et 1805, pour tous les ministères, et que
vous fissiez viser ce compte par une commission du Conseil d’État.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je vous
renvoie les deux décrets signés ; vous verrez que, dans le
budget particulier du ministre des Finances<sup>[^2]</sup>,
je n’accorde que 5 millions pour les pensions ecclésiastiques de
1805, et 600 000 livres pour les pensions civiles. Cela
n’implique point contradiction avec ce que j’ai fait mettre dans
la loi sur le budget de 1805, puisque je me réserve d’accorder
davantage, s’il le faut. J’ai réduit les sommes portées dans
l’état à 11 792 000 livres. Vous le ferez recopier
conformément à la minute que je vous envoie. Il me faudrait le même
budget pour le ministère de l’Intérieur et pour les autres
ministères.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Il faudrait
faire dresser l’état de ce qu’a coûté aux différents
ministères le passage du Saint-Père<sup>[^3]</sup>
pour l’aller et le retour, et soumettre également ce compte à la
révision d’une commission du Conseil d’État.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je
m’aperçois que tous les états à l’appui du compte des finances
ne sont pas imprimés ; je vous les renvoie pour que vous en
fassiez achever l’impression.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Dites au
ministre des Finances que le dernier règlement sur la justice, qui
est en vigueur depuis le 1<sup>er</sup> janvier 1805, bien loin
d’augmenter le produit des droits de justice, les a diminués
partout. Ce règlement est vicieux, mais on va y remédier par le
nouveau règlement ; il faut qu’il soit calculé de manière
qu’il ne coûte pas plus que celui qu’on suit actuellement.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">On m’assure
que La Carrière-Méricourt<sup>[^4]</sup>,
que j’avais fait mettre en surveillance à Mantoue et ensuite
enfermer dans la citadelle de Milan, a été vu dans les rues de
cette dernière ville. Donnez des ordres pour qu’il soit arrêté
et enfermé étroitement. C’est un très mauvais sujet et un coquin
de la première espèce.</font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Faites
mettre dans la gazette de Milan quelques articles sur mon voyage.<sup>[^5]</sup></font></p>
[^1]: Comprendre : les cordons sanitaires fournis par les troupes pour tenter d’endiguer aux frontières et dans les ports les épidémies, notamment la fièvre jaune et la peste.
[^2]: Prina.
[^3]: Pie VII.
[^4]: Voir CG5-10287.
[^5]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 8911, d’après l’expédition communiquée par la duchesse de Leuchtenberg. Minute, Archives nationales, AF IV 866, prairial an XIII, n° 158.</body> |
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