CG5-10283.md

identifiantCG5-10283.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/06/16 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10283. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Vérone, 27 prairial an XIII [16 juin 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, je vois dans le journal de Milan<sup>[^1]</sup> que c’est le cardinal Dugnani qui est nommé évêque de Brescia. C’est une erreur ; c’est le cardinal Archetti dont j’ai voulu parler. Renvoyez-moi, le plus tôt possible, le décret, pour que j’en fasse un autre<sup>[^2]</sup>.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur Containi<sup>[^3]</sup> m’a écrit relativement à la manière de subvenir aux dépenses de ma Maison. J’ai fait mettre, à Milan, 200 000 livres à la disposition de M. Severno et 500 000 livres à la disposition de M. Containi. Ces 700 000 livres doivent être employées à solder les dépenses du Gouvernement. J’ai ensuite mis, ce mois courant, à la disposition de M. Containi, 500 000 livres pour commencer à payer les dépenses courantes. Il suffit que vous m’apportiez à Plaisance l’état de ce qui a été payé pour le couronnement et de ce qui reste dû, ainsi que le budget avec vos observations, et j’aviserai à tout. J’approuve que M. Containi ait payé les bijoux de Paris<sup>[^4]</sup> ; mais il faut qu’il m’apporte l’état de ces bijoux, afin que j’y mette mon approuvé pour la règle.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je vous renvoie, signé, le décret relatif aux communications du Corps législatif ; j’en ai supprimé les articles 9, 10 et 11 comme inutiles. J’approuve ce que vous avez fait pour les fournisseurs. Je n’ai rien changé à la manière dont le Trésor public fait ses recettes et ses payements. Cette partie est d’une simplicité que nous avons peine à établir en France. Je soupçonne qu’elle peut donner lieu à des abus ; mais je crois que l’indolence naturelle au pays et l’honnêteté des receveurs mettent à l’abri des graves inconvénients qu’un pareil système entraînerait en France. Les observations que vous me faites relativement au mode des pensions ne sont pas réelles ; il est indispensable pour l’ordre des finances, et le point de vue sous lequel vous l’envisagez n’est pas le mien ; ce n’est pas dans le but d’économiser, cette année, deux millions, mais pour établir un système fixe. Les payements par mois donnent lieu à trop d’embarras, et, comme ils sont toujours aussi certains et aussi sûrs avec le nouveau mode, cela ne fera qu’un mouvement très léger<sup>[^5]</sup>.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Vous me proposerez, à Plaisance, le changement de M. Arese<sup>[^6]</sup> et ce qui serait relatif aux officiers de ma Maison.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Si j’ai bien lu votre dépêche, je vois que vous tenez le Conseil d’État à quatre heures du matin ; c’est un peu de bonne heure.<sup>[^7]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: <span></span> Le <i>Corriere Milanese.</i> [^2]: Voir CG5-10254. [^3]: Costabili Containi, intendant des biens de la Couronne du Royaume d’Italie. [^4]: Bijoux offerts en cadeaux lors du couronnement. [^5]: Napoléon a ordonné à Veneri, ministre du Trésor, de payer les pensions ecclésiastiques tous les semestres au lieu d’un paiement trimestriel ; Eugène pense que cette mesure sera mal perçue. [^6]: Eugène le propose comme préfet du Palais, en place du poste d’écuyer. [^7]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 8899, d’après l’expédition communiquée par la duchesse de Leuchtenberg. Minute, Archives nationales, AF IV 866, prairial an XIII, n° 142.</body>