CG5-10271.md

identifiantCG5-10271.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/06/14 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10271. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Montirone, 25 prairial an XIII [14 juin 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, il me semble qu’il serait convenable que M. Moscati s’occupât à Milan de l’organisation de l’instruction publique. Visiter les établissements du Royaume ne lui apprendra rien de plus ; aller à Paris, il n’en rapportera pas des renseignements meilleurs que ceux qu’il trouvera dans le <i>Bulletin des lois</i>. Je pense donc qu’il est convenable de commencer par un premier projet qui dégrossirait le travail ; ce qui n’empêcherait pas que M. Moscati ne se rendît en France dans un temps plus opportun.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Il me paraît que, tout en criant contre les étrangers, M. Melzi n’avait mis en place que des Napolitains, des Vénitiens ou des Romains. Il est plus naturel et plus convenable d’y placer des Français, et je crois qu’il n’est pas difficile d’en trouver de bons.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je désire que vous supprimiez entièrement la censure des livres. Ce pays a déjà l’esprit assez étroit sans l’étrécir davantage. Bien entendu que la publication de tout ouvrage qui serait contraire au Gouvernement serait arrêtée. Il faut exiger seulement que, lorsque les libraires auraient à mettre en vente un ouvrage, ils en envoient, sept jours avant, un exemplaire à la police.<sup>[^1]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 8895, d’après l’expédition communiquée par la duchesse de Leuchtenberg. Minute, Archives nationales, AF IV 866, prairial an XIII, n° 135.</body>