CG5-10270.md

identifiantCG5-10270.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/06/14 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10270. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Montirone, 25 prairial an XIII [14 juin 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, je vous envoie le second changement au projet de décret relatif aux communications de la commission du Corps législatif. Faites-le traduire, et envoyez-le-moi rédigé en règle pour que je le signe. Je n’ai point avec moi de secrétaire italien. Je vous envoie aussi le décret qui divise le Conseil législatif<sup>[^1]</sup> en sections. Je vous enverrai un décret pour nommer membres du Conseil des auditeurs<sup>[^2]</sup> MM. Di Brema<sup>[^3]</sup>, Calcagnini de Ferrare, Pallavicini<sup>[^4]</sup> et Belmonti. Je présume que les deux ecclésiastiques du Conseil d’État sont déjà reconnus membres du Conseil des auditeurs<sup>[^5]</sup>. J’imagine que j’ai nommé membres du Conseil des consulteurs <i>ad honores</i> le cardinal Caprara<font size="2" style="font-size: 10pt"> </font>et l’archevêque de Bologne<sup>[^6]</sup>. Faites-moi connaître si M. François Visconti, que vous me proposez, est le mari de madame Visconti<sup>[^7]</sup>.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Ce n’est pas du palais de Brescia, mais de Bologne, que je désirais nommer M. Guastavillani<sup>[^8]</sup> gouverneur ; ou je pourrais le nommer conseiller auditeur, puisqu’il n’y a plus de place dans les autres conseils. Vous me proposez un nommé M. Louis Castiglioni<sup>[^9]</sup> ; faites-moi connaître s’il a du talent ; ces places sont des places de travail. Je vous envoie des propositions de M. Melzi ; elles ne sont que pour vous seul. J’attendrai que j’aie reçu vos observations sur ces propositions ; il me paraît qu’il y en a de bonnes. Mon intention est de composer le Conseil des auditeurs de sujets propres à être faits ministres, préfets et à remplir les hautes places de l’administration. Consultez et prenez des renseignements sur ces individus ; mais tenez les notes que je vous envoie très secrètes, et ne laissez point soupçonner qu’elles viennent de M. Melzi.<sup>[^10]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Voir CG5-10254. [^2]: Le statut constitutionnel du 6 juin 1805 a divisé le Conseil d’État en Conseil des consulteurs, Conseil législatif et Conseil des auditeurs. [^3]: Nommé auditeur le 9 juin. [^4]: Ne sera nommé qu’en 1807. [^5]: D’Allegre et Ronna nommés conseillers d’État le 9 mai et auditeurs le 9 juin. [^6]: Les cardinaux Caprara et Opizzoni, nommés conseillers d’État le 9 mai, seront confirmés à titre honoraire le 2 juillet. [^7]: <span></span> Francesco Visconti Ajmo, mari de M<sup>me</sup> Visconti dont Berthier est épris, ne sera jamais conseiller d’État. [^8]: Sera nommé conseiller législatif le 4 juillet 1805. Voir n° 10256 et 10378. [^9]: L’érudit et voyageur Luigi Castiglioni, auteur d’un ouvrage sur les États-Unis, ne sera jamais conseiller d’État. [^10]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 8894, d’après l’expédition communiquée par la duchesse de Leuchtenberg. Minute, Archives nationales, AF IV 866, prairial an XIII, n° 116.</body>