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CG5-10267.md| identifiant | CG5-10267.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/06/14 00:00 |
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| titre | Napoléon à Champagny, ministre de l’Intérieur |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10267. - </b>À Champagny, ministre de l’Intérieur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Montirone, 25 prairial an XIII [14 juin 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Monsieur
Champagny, je reçois vos lettres du 24 prairial. Vous ferez
connaître à M. le baron de Giusti<sup>[^1]</sup>
qu’il est le maître de rester à Gênes, mais qu’il n’a plus
aucun caractère public, par la meilleure de toutes les raisons, qui
est que le Gouvernement auprès duquel il était accrédité est
dissous ; qu’il est le maître de faire imprimer ce qu’il
veut dans les gazettes de Vienne et de Venise, mais qu’il serait
extraordinaire qu’il se crût en droit de disposer de la Gazette de
Gênes, ce pays étant actuellement français ; que sa mission
est finie, non par la volonté du Gouvernement ligurien, mais par la
nature des choses ; qu’il est le maître de rester à Gênes,
mais qu’il sera soumis à la surveillance ordinaire comme tous les
autres citoyens, à moins qu’il ne reçoive des lettres de créance
auprès de l’autorité que l’intention de l’Empereur est d’y
envoyer. Je désire que vous lui disiez cela de vive voix, et que
vous ajoutiez qu’il se compromet en faisant cet éclat ; que
la question actuelle est sérieuse ; que sa cour est maîtresse
de faire ce qu’elle jugera convenable, mais qu’il ne lui
appartient pas de le préjuger ; que l’Empereur, ayant
constamment protégé l’indépendance de Gênes, saura protéger
aussi le dernier acte de cette indépendance ; que l’empereur
d’Autriche<sup>[^2]</sup>
n’en fait pas d’autres en Allemagne ; qu’il s’est
procuré des provinces en Souabe, entre autres Lindau, avec
l’agrément des princes et par des indemnités ou en argent ou en
biens patrimoniaux ; qu’enfin, s’il fait du tapage, je le
ferai mettre à la porte de Gênes, et qu’il en sera alors ce qu’on
voudra ; que la réunion de Gênes ne fait aucun tort à
l’Allemagne, mais seulement à la marine anglaise ; que, si
l’on veut des prétextes de guerre, celui-là peut en servir comme
tant d’autres, mais qu’il paraîtrait extraordinaire qu’il prît
sur soi une pareille responsabilité ; que sa démarche est
insensée aux yeux de toute l’Europe ; que les principes
naturels veulent que, lorsqu’un gouvernement cesse d’exister, et
qu’on ne reconnaît point ce changement, on se retire ; qu’en
résumé vous avez ordre de ne le considérer que comme un simple
particulier, de ne plus lui écrire, de ne plus recevoir ses
lettres.<sup>[^3]</sup></font></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napoléon</i></h3>
[^1]: Représentant de l’Autriche.
[^2]: François II.
[^3]: <span></span> Expédition, <a href="https://www.societaeconomica.it/biblioteca-antica-archivi-storici" target="_blank">Biblioteca della Società Economica di Chiavari</a>, Fondo Napoleonico 227 III 1 (minute, Archives nationales, AF IV 866, prairial an XIII, n° 128). [<i>C</i> 8889, d’après l’expédition communiquée par M. de Champagny]</body> |
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