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CG5-10236.md| identifiant | CG5-10236.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1805/06/08 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Soult, commandant du camp de Saint-Omer |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10236. - </b>Au maréchal Soult, commandant du camp de Saint-Omer</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Milan, 19 prairial an XIII [8 juin 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je vois
avec plaisir par votre lettre que votre conduite avec le prince
Joseph<sup>[^1]</sup>
a été telle qu’elle devait être, car mon sentiment est qu’il
n’y a point de princes à l’armée. Il y a des soldats, des
officiers, des colonels, des généraux, et le général en chef, qui
doit couvrir tout et être au-dessus de tous. Je n’avais point eu
les mêmes détails ; et, pour la discipline militaire,
j’attachais beaucoup d’importance surtout à ce que ce fût vous
qui eussiez donné à déjeuner aux officiers réunis après les
manœuvres. Les princes aussi ne doivent jamais donner de l’argent
aux troupes, sous aucun prétexte, si ce n’est aux corps qu’ils
commanderaient directement.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">J’ai fait
aussi connaître au prince mon mécontentement, et qu’une fois
rentré dans la ligne de l’armée il ne pouvait s’en aller sans
votre ordre ou sans votre permission expresse. Tout cela, qui a peu
d’inconvénients pour le prince Joseph, qui est d’un caractère
fait, et âgé, en aurait beaucoup pour des jeunes princes qui
voudraient couvrir leur goût de dissipation et d’ignorance par
[…].</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">J’ai donc
vu que les journaux avaient donné une fausse direction à
l’opinion ; mais c’est l’ouvrage de sots amis, qui ne
sentent pas qu’il n’y a de beau que ce qui est juste et utile ;
et il n’est ni juste ni utile qu’un colonel, quel que soit son
rang, passe des revues et fasse ce que ferait un général en chef.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Si l’on
avait mis le général en chef commandant la flottille et le prince
Joseph, comme colonel se trouvant avec lui, on aurait senti la
nuance, et cela n’eût pas été propre à égarer la discipline
militaire.<sup>[^2]</sup></font></p><p style=""><br/>
</p>
[^1]: <span></span> Colonel en titre du 4<sup>e</sup> régiment d’infanterie de ligne du corps de Soult. En réalité il ne commande que rarement cette unité, c’est le major Bigarré qui s’en charge.
[^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 866, prairial an XIII, n° 104.</body> |
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