CG5-10225.md

identifiantCG5-10225.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/06/07 00:00
titreNapoléon au général Marmont, commandant du camp d’Utrecht
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10225. - </b>Au général Marmont, commandant du camp d’Utrecht</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Milan, 18 prairial an XIII [7 juin 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je donne ordre que deux compagnies du bataillon du train se rendent à votre armée pour prendre 400 chevaux. Les plus fortes instances vont être faites pour presser les 2 vaisseaux d’Helvœt-Sluys<sup>[^1]</sup>. Faites joindre le 7<sup>e</sup>, et exécutez ponctuellement ce que je vais vous prescrire.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Que votre camp d’Utrecht soit parfaitement formé au 15 messidor. Faites tous les mouvements d’embarquement, que l’escadre soit prête à sortir si les Anglais sont inférieurs, ou, ce qui remplira également mon but, qu’on les tienne en alarme et qu’on attire le plus possible de leurs forces. Faites-moi connaître le genre de mouvement que l’escadre hollandaise peut faire pour remplir ce dernier objet. Il ne m’est pas indifférent qu’après le 15 messidor vous teniez sur vous 2 vaisseaux de plus ou de moins. Calculez tous vos moyens pour en attirer le plus possible.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Rendez-vous à Flessingue, concertez-vous avec Schimmelpenninck pour que l’escadre hollandaise ait 9 vaisseaux au lieu de 7. Quant aux frégates, ce n’est rien. Je vois que vous ne pouvez embarquer que 1 400 chevaux, et vous en avez davantage. Faites-moi connaître combien vous avez de cavalerie disponible. Vous ferez d’abord embarquer ces 1 400 chevaux, cela est suffisant ; mais, comme il est possible que les écuries reviennent en chercher d’autres, ayez-en pour ce cas encore 1 400.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je ne puis croire que le 3<sup>e</sup> bataillon <i>bis</i> ne puisse servir que 400 chevaux ; mais je crois que vous êtes bien aise d’amener assez d’hommes pour en servir un millier ; je ne puis blâmer cette prétention. On vous fournira autant de bâtiments légers qu’il sera possible.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Vous ne me dites pas dans votre lettre combien vous avez d’approvisionnements, car ce n’est rien que de dire que les approvisionnements pour 25 000 hommes sont complets et de bonne qualité. Faites-moi savoir pour combien de jours sont ces approvisionnements. Je pense qu’il convient que les vaisseaux de guerre soient approvisionnés de quatre mois de vivres pour les équipages, et de quinze jours pour les passages de tout le convoi et de l’armée. Il faut que les écuries le soient de manière à faire un deuxième voyage sans être obligées de faire de l’eau et des vivres ; et, enfin, avoir en réserve 400 000 rations de biscuit et d’eau-de-vie pour débarquer avec l’armée. Ce n’est pas beaucoup que quinze jours de vivres. Ce serait une ineptie que d’en avoir moins. Je pense que vous avez fait faire quatre ou cinq fours portatifs ; que vos soldats ont une paire de souliers aux pieds et deux dans le sac, et qu’enfin vous embarquerez 4 ou 5 000 paires de souliers et autant de fusils ; dans l’embarquement et le débarquement on en perdra beaucoup.<sup>[^2]</sup></font></p> [^1]: Hellevoetsluis. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 866, prairial an XIII, n° 94.</body>