CG5-10172.md

identifiantCG5-10172.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/05/31 00:00
titreNapoléon à Lebrun, architrésorier de l’Empire
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10172. - </b>À Lebrun, architrésorier de l’Empire</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Milan, 11 prairial an XIII [31 mai 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Mon cousin, hier je vous ai mandé de partir. Toutes les nouvelles que je reçois de Gênes portent que le peuple de cette ville et de la Rivière<sup>[^1]</sup> est enthousiasmé de se voir français<sup>[^2]</sup>. Je pense, lorsque vous lirez ceci, avoir déjà fait mon décret de réunion. Je vous laisse M. Collin pour organiser les douanes et M. Bigot-Préameneu pour organiser la justice. Menez avec vous un secrétaire des commandements. Le ministre de l’Intérieur<sup>[^3]</sup> a prévenu à Turin pour que l’on vous rende les honneurs qui vous sont dus. Arrivez dans cette ville en règle et au moins avec trois voitures de votre suite. Je ne vois pas d’inconvénient que vous y restiez deux ou trois jours. Votre logement sera préparé au palais. Pendant ces deux ou trois jours, vous jetterez un coup d’œil sur l’administration de la ville et sur cette espèce de régime économique assez bizarre auquel je me propose de retoucher à mon retour, et sur lequel je voudrais avoir votre avis. Je pense qu’il serait utile d’accorder le privilège du sel et du tabac pour Parme, Plaisance et pour le Royaume d’Italie ; cela rendrait huit à dix millions. Je ne serais pas arrêté par la fraude, car je placerais sur les Alpes une trentaine de brigades qui suffiront pour arrêter la contrebande du tabac ; celle du sel est impossible. Cette imposition me mettrait à même de diminuer de beaucoup l’imposition foncière, imposition pesante pour tous les peuples et dont les Piémontais recevraient le dégrèvement avec un grand sentiment de reconnaissance. Comme vous trouverez M. Gaudin à Turin, vous pourrez en causer avec lui. Je désire arrêter ces mesures à Gênes.<sup>[^4]</sup></font></p> [^1]: Aujourd’hui Riviera. [^2]: Un sénatus-consulte officialisera la réunion de la Ligurie à l’Empire une semaine plus tard. [^3]: Champagny. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 8814, d’après l’expédition communiquée par le duc de Plaisance. Minute, Archives nationales, AF IV 866, prairial an XIII, n° 54.</body>