CG5-10060.md

identifiantCG5-10060.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/05/15 00:00
titreNapoléon à Prina, ministre des Finances du royaume d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10060. - </b>À Prina, ministre des Finances du royaume d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Milan, 25 floréal an XIII [15 mai 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je vous prie de vous concerter, si cela est nécessaire, avec le ministre de l’Intérieur<sup>[^1]</sup> pour dresser et me remettre l’état des revenus et des dépenses de chaque département. D’un des tableaux que vous m’avez présentés, il résulte que l’impôt foncier de 1805 comprend une somme de 9 920 000 francs au profit des départements. Je ne sais pas s’ils ont d’autres ressources que celles-là. S’ils n’en ont pas d’autres, l’objet de ma demande se borne à avoir l’état des dépenses de 1804, ou l’état de celles présumées de 1805, pour chaque nature de service. Après cet état, vous me donnerez celui des communes, qui se compose de plusieurs espèces de revenus, les deniers additionnels aux contributions, les revenus fonciers, les deniers additionnels aux octrois. Le seul article des deniers additionnels à l’imposition prédiale<sup>[^2]</sup> monte à 5 490 000 francs pour 1805 ; ce qui fait, entre le communal et le départemental, une dépense de 14 700 000 francs, c’est-à-dire un peu moins de la moitié du principal de l’imposition qui entre dans le trésor. Cette dépense me paraît énorme. Ce n’est que lorsque ces deux tableaux m’auront été fournis que je pourrai me faire une idée précise des affaires de mon Royaume d’Italie, et établir mes principes sur la division des revenus et sur la formation d’un véritable budget. Si l’on n’a pas des renseignements très exacts pour former ces états, il faut les faire par approximation.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je désirerais connaître s’il existe, au profit du Trésor public, un droit d’ancrage et de tonnage dans les ports italiens de l’Adriatique, et un octroi de navigation sur les canaux et les rivières navigables du Royaume. Si ces droits ne sont point établis, prenez connaissance des lois et des règlements qui les ont organisés en France, et proposez-moi un projet analogue qui soit adapté à l’Italie. Cela peut être pour le pays un objet de 7 à 800 000 francs.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Je vous ai envoyé hier une note sur les postes, qui me paraissent mal organisées, et qui pourraient l’être de manière à rendre 500 000 francs. La loterie devrait aussi produire un million.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">J’attendrai, pour les douanes, le travail que vous me présenterez après vous être concerté avec M. Collin, qui dirige cette partie du revenu public en France, et qui est un homme très versé dans cette matière.</font></p><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Il faut organiser autrement le timbre et les droits de greffe ; cette partie devrait rendre beaucoup plus. Nous avons en France des droits d’enregistrement et de timbre qui produisent deux cents millions. Le timbre figure pour une somme considérable dans ce produit. Il y a ici un inspecteur général de l’enregistrement, M. Hourier, qui connaît très bien cette partie ; il vous donnera tous les renseignements qui pourront vous être utiles. Je désire connaître les autres améliorations qu’il est possible d’introduire dans les autres impositions sans aggraver les charges du peuple.<sup>[^3]</sup></font></p> [^1]: Felici. [^2]: Impôt foncier. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 866, floréal an XIII, n° 163.</body>