CG5-10059.md

identifiantCG5-10059.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/05/14 00:00
titreNapoléon à Regnier, Grand Juge, ministre de la Justice
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10059. - </b>À Regnier, Grand Juge, ministre de la Justice</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Milan, 24 floréal an XIII [14 mai 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">L’ordre civil ne se maintient que par l’exécution des lois. La contrebande est un acte déshonorant, non « malheureux ». Je me refuse à penser qu’un officier supérieur<sup>[^1]</sup> de mon armée ait fait une action si honteuse. Ordonnez à mon procureur général d’informer et de frapper sur n’importe qui. Sous mon règne les lois ne seront jamais accessibles à l’impunité. Je vous avais ordonné de faire mettre dans le <i>Moniteur</i> la sentence correctionnelle rendue contre Flachat<sup><span lang="fr-FR">[^2]</span></sup> ; je ne puis que vous témoigner mon mécontentement de laisser ainsi errer l’opinion. Faites insérer sur-le-champ cette sentence au <i>Moniteur</i>, quelque individu que cette affaire puisse atteindre.<sup>[^3]</sup></font></p> [^1]: Le chef de bataillon Boyé, en garnison à Mayence. Voir CG5-9976. [^2]: Voir CG5-10056. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 866, floréal an XIII, n° 155.</body>