CG5-10000.md

identifiantCG5-10000.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1805/05/08 00:00
titreNapoléon à Gaudin, ministre des Finances
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG5</i> - 10000. - </b>À Gaudin, ministre des Finances</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Pavie, 18 floréal an XIII [8 mai 1805]</h2><p><font size="3" style="font-size: 12pt">Les rentes à Turin sont à moins de trente pour cent<sup>[^1]</sup>. Mon intention est d’en faire acheter le plus possible. Vous trouverez ci-joint un mandat du payeur de la 27<sup>e</sup> division militaire<sup>[^2]</sup>, que vous remettrez à M. Mollien<sup>[^3]</sup>, qui le fera rembourser. Vous trouverez aussi une note que m’envoie ce payeur, à laquelle vous répondrez. Il faut distinguer si ce sont des rentes du Royaume d’Italie que nous ne devions pas payer, et il n’y a nul doute qu’il ne faille accepter cette proposition ; si, au contraire, cela appartenait à des couvents supprimés ou autres objets de cette nature que vous croyiez ne devoir point rembourser en conséquence du droit d’épargne, alors je pense qu’il ne faut pas acheter. Le Royaume d’Italie doit un million pour la portion de la dette du Novarais<sup>[^4]</sup>. Si ce Royaume avait des crédits sur Turin, ne pourrait-on pas les effacer et les prendre en compte de ce qu’il doit ? Mon intention donc est que M. Mollien fasse acheter, jusqu’à concurrence de deux millions argent, toutes les rentes qui pourraient se trouver et revenant à moins de trente pour cent. Je n’ai pas besoin de vous dire combien il est essentiel de garder le plus profond secret, et que M. Mollien traite cette affaire directement avec ce payeur. Il y a là-dessous des rentes qui appartiennent à quelques étrangers ; il faudrait tâcher de les acheter à ce cours. Je désirerais bien que, l’année prochaine, les rentes viagères et pensions du Piémont fussent toutes payées à Paris.<sup>[^5]</sup></font></p> [^1]: <span></span> La dette publique a, comme en France, été transformée en rente à cinq pour cent, ce qui évite à l’<span style="text-transform: uppercase">é</span>tat de rembourser le capital. Les titres de vente s’échangent à la Bourse. [^2]: Chef-lieu : Turin. [^3]: Directeur général de la Caisse d’amortissement. [^4]: Réuni à la Cisalpine en 1800. [^5]: Minute, Archives nationales, AF IV 866, floréal an XIII, n° 112.</body>