| identifiant | CG1-1374.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1797/02/12 00:00 |
| titre | Napoléon au prince Belmonte-Pignatelli, ministre du roi des Deux-Siciles |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1374. - </b>Au prince Belmonte[^1]-Pignatelli, ministre du roi des Deux-Siciles[^2]</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Ancône, 24 pluviôse an V [12 février 1797]</h2><p><br/> </p><p>Le Directoire exécutif m’a envoyé dans le temps, monsieur, les notes que vous lui avez remises exprimant le désir que le Roi votre maître avait que l’armistice conclu entre la République française et le Pape continuât à avoir lieu et pût servir à un accommodement définitif.</p><p>J’ai, en conséquence, réitéré dès lors auprès de la cour de Rome mes instances pour l’exécution des conditions de l’armistice, et pour y ouvrir des négociations de paix, comme vous le verrez par les pièces ci-jointes[^3]. Mais la cour de Rome, livrée à l’esprit de vertige, a préféré le hasard des armes ; la guerre est devenue dès lors inévitable. Mais, fidèle au système de modération qui dirige exclusivement les opérations du Directoire exécutif, et envieux de donner à Sa Majesté le Roi des Deux-Siciles une preuve de la considération qu’a pour lui la République française, après la première conférence que j’ai eu l’honneur d’avoir avec vous, j’ai écrit la lettre que je vous ai communiquée à M. le cardinal Mattei[^4]. Je ne doute point que le Directoire exécutif de la République française ne soit charmé, dans toutes les circonstances, de saisir les occasions d’affermir la paix qui l’unit à Sa Majesté le Roi des Deux-Siciles, et de montrer sa modération au milieu des succès éclatants que vient d’obtenir l’armée d’Italie par les défaites de l’armée autrichienne et la prise de Mantoue, comme elle a montré à l’Europe sa fermeté dans tout ce qui tendait à soutenir la dignité de la République et la gloire des armes françaises.[^5]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><p><br/> </p> [^1]: Alessandro Pignatelli di Belmonte Pignatelli (1757-1838), prince et diplomate napolitain, il négocie l’armistice entre les armées françaises et de Naples, puis la paix entre son monarque et la République. Il est ensuite ambassadeur de Naples à Rome. [^2]: Diplomate napolitain. [^3]: L’armistice de Bologne du 23 juin 1796 prévoyait la libération des prisonniers politiques détenus à Rome, la fermeture des ports pontificaux aux ennemis de la France, la remise d’Ancône à l’armée française et son libre passage sur les côtes de l’État romain, la livraison d’une centaine d’œuvres d’art et le versement d’une contribution de 21 millions de livres. [^4]: Voir ci-dessus, n° 1314. [^5]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 1483, d’après la Collection Napoléon.</body> |