CG10-26300.md

identifiantCG10-26300.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1811/03/18 00:00
titreNapoléon à Frédéric Ier, roi de Wurtemberg
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 26300. - </b>À Frédéric I<sup>er</sup>, roi de Wurtemberg</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 18 mars 1811</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur mon frère, dans les circonstances actuelles, j'ai cru utile de compléter la garnison de Dantzig à 15 000 hommes. Elle se compose de six bataillons polonais et de trois bataillons saxons. J'ai demandé au roi de Westphalie[^1] trois bataillons, ce qui ferait douze bataillons. J'envoie deux bataillons du grand-duché de Berg ; je désirerais en avoir deux de vos troupes, formant 15 à 1 600 hommes, avec deux pièces de canon et une compagnie d'artillerie. Ces forces, avec 1 500 artilleurs français, composeraient une garnison de 12 à 15 000 hommes. Je n'ai aucune raison de requérir les contingents : c'est une simple mesure de précaution, soit parce que les Anglais doivent envoyer une grande escadre dans la Baltique, soit parce que cette place importante qui, seule, peut écarter la guerre de la Confédération, doit être à l'abri de toute inquiétude. Je suis bien avec la Russie, mais cependant plus froidement : il paraît qu'on arme dans ce pays. J'aurais pu composer la garnison entière de Polonais et de Saxons ; mais je désire qu'une place de cette importance soit occupée par différentes troupes ; elle est la sauvegarde de toute la Confédération. J'ai craint d'un autre côté de n'y mettre que des Français, afin de ne pas alarmer mal à propos la Russie en plaçant sur ce point 15 000 Français, que l'exagération aurait portés à 30 000. Ces considérations me portent à prier Votre Majesté d'envoyer à Dantzig un de ses régiments. Il serait nourri par moi et soldé par votre trésor. Je prie Votre Majesté de me faire connaître si elle ne voit aucun inconvénient à disposer de ces deux bataillons. Elle pourrait les réunir au point de ses États le plus voisin de Dresde, afin qu'ils puissent être à Dantzig avant le 5 avril. Aussitôt que je serais prévenu, j'enverrais des ordres pour qu'ils fussent dirigés sur Dantzig.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napole</h3><p style="margin-bottom: 0cm; "> <br/> </p><h4><br/> <br/> </h4> [^1]: Jérôme Bonaparte. [^2]: <span></span> Expédition, Abteilung Haupstaasarchiv des Landesarchivs Baden-Würtemberg, G 243, d. 60. [<i>C </i>17491] Cette lettre a également été envoyée à Maximilien I<sup>er</sup>, roi de Bavière (copie d’expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, C.P., Bavière, vol. supplément 15, fol. 17).</body>