| identifiant | CG1-1358.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1797/02/07 00:00 |
| titre | Napoléon au général Clarke |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1358. - </b>Au général Clarke</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Pesaro, 19 pluviôse an V [7 février 1797]</h2><p><br/> </p><p>Nos troupes sont aujourd’hui à Sinigaglia, je reçois vos différentes lettres de Bologne vous pourrez continuer votre route par Imola, Faenza, Rimini où les différents commandants de la place vous instruiront où je suis.</p><p>Je vous remercie de la nouvelle que vous me donnez qu’Hoche[^1] commande l’armée de Sambre et Meuse, vous ne pouviez pas m’en donner une qui me fît plus de plaisir, s’il l’avait commandé au lieu de Beurnonville[^2] elle serait actuellement le Meins au diable. Les niveleurs qui prétendent que les hommes ne sont rien. J’ai vu avec peine dans la lettre de Duport qu’on n’abandonne pas l’expédition d’Irlande, on a très grand tort ces 12 000 de plus à l’armée de Sambre et Meuse peuvent décider la campagne prochaine. Si on laisse Hoche le maître à organiser son armée et de diriger ses opérations comme le bonheur et l’expérience doivent l’ordonner je n’ai qu’une inquiétude c’est que les deux armées ne s’entendent pas.</p><p>Quant à l’argent qu’on demande nous en ferons passer dès l’instant que nous en aurons, mais ce pays ici est ruiné. Pourquoi donc le gouvernement ne se fait-il pas donner les 5 000 000 F que la compagnie Flachat nous doit, il est bien étonnant que de si grands fripons soient protégés à Paris. La compagnie Flachat a gagné 10 000 000 F dans cette campagne.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Bonaparte</i></h3> [^1]: Lazare Hoche (1768-1797), général de la Révolution. [^2]: Pierre de Riel de Beurnonville (1752-1821), ministre de la Guerre du 4 février 1793 au 4 avril 1793, livré à l’ennemi par Dumouriez, il est échangé contre la fille de Louis XVI en novembre 1795. Il commande ensuite les troupes de Batavie (mars 1796) puis l’armée de Sambre-et-Meuse. [^3]: Copie, S.H.D., Guerre, 17 C 329.</body> |