CG1-1330.md

identifiantCG1-1330.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/01/28 00:00
titreNapoléon au Directoire exécutif
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1330. - </b>Au Directoire exécutif</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Vérone, 9 pluviôse an V [28 janvier 1797]</h2><p><br/> </p><p>La division du général Augereau s’est rendue à Padoue ; de là elle a passé la Brenta, et s’est rendue à Cittadella, où elle a rencontré l’ennemi, qui a fui à son approche.</p><p>Le général Masséna s’est rendu à Vicence, de là à Bassano, et a poursuivi l’ennemi, qui s’est retiré au-delà de la Piave et dans les gorges de la Brenta. Il a envoyé le brave général Ménard à sa poursuite ; celui-ci l’a atteint à Carpane, et lui a fait 800 prisonniers après un combat assez vif. Les grenadiers de la 25<sup>e</sup> demi-brigade ont passé le pont de la Brenta à la baïonnette, et ont fait une boucherie horrible de ce qui s’est opposé à leur passage.</p><p>La division du général Joubert est en marche pour suivre l’ennemi dans les gorges du Tyrol, que la mauvaise saison rend difficiles ; il a rencontré hier à Avio l’arrière-garde de l’ennemi, et lui a fait 300 prisonniers après un léger combat.</p><p>La division Rey a accompagné les prisonniers.</p><p>Rien de nouveau au blocus de Mantoue.</p><p>J’ai écrit au citoyen Cacault de sortir de Rome trois heures après la réception du courrier[^1] que je lui ai expédié à cet effet.</p><p>Le temps est horrible, il pleut à seaux depuis quarante-huit heures.</p><p>Je donne ordre au citoyen Leroux de prendre les fonctions d’ordonnateur en chef. J’engage le citoyen Denniée à rester à l’armée comme ordonnateur de division ; nous n’en avons pas trop. Le commissaire Naudin est arrivé.</p><p>Si le citoyen Villemanzy doit venir en Italie, qu’il se dépêche, parce qu’une fois la campagne commencée il ne pourra plus reprendre le fil de nos opérations.</p><p>Il n’est encore arrivé aucune des troupes des 10 000 hommes de l’Océan, que les 1 800 hommes de la 64<sup>e</sup> demi-brigade.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: <span></span>Dans sa lettre à Cacault (ci-dessus, n° 1314), Bonaparte lui aurait demandé de sortir<i>six</i>heures plus tard. [^2]: Minute autographe, Archives nationales, 384 AP 251.</body>
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