| identifiant | CG1-1296.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1797/01/17 00:00 |
| titre | Napoléon au général Joubert |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1296. - </b>Au général Joubert</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Vérone, 28 nivôse an V [17 janvier 1797]</h2><p><br/> </p><p>Nous voilà donc aux mêmes positions où nous étions ! M. Alvinczy ne peut pas en dire autant. Il s’agit actuellement de savoir en profiter. Je vous prie de me faire passer votre état de situation et de veiller à ce qu’il soit exact. Je viens d’ordonner qu’on vous envoie le 24<sup>e</sup> régiment de chasseurs en place du 22<sup>e</sup>. Si cet arrangement ne vous convenait pas, il faut que vous m’en préveniez sur-le-champ.</p><p>Je viens d’ordonner au général d’artillerie de fournir à votre division douze pièces d’artillerie prêtes à marcher et trois pièces d’artillerie de montagne. Il ne peut vous manquer, pour marcher, que des souliers et des vivres. Faites vérifier dans vos magasins, et faites transporter à Rivoli 30 000 rations de biscuit, et assurez-vous qu’il existe dans vos magasins tout ce qui est nécessaire pour avoir, le 30 au soir, 30 000 rations de pain, cela fait des vivres pour votre division pendant quatre jours.</p><p>Il paraît encore vous manquer des souliers ; faites-moi connaître dans la nuit, au juste et sans exagération, combien il vous en faut. Renvoyez-moi la carte, que j’ai laissée chez vous, de la ligne entre Rivoli et l’Adige.</p><p>Je vous préviens que vous vous mettrez en mouvement dans la nuit du 30 nivôse au 1<sup>er</sup> pluviôse.</p><p>Faites-moi passer, le plus tôt possible, une relation des deux journées de La Corona, du combat de Rivoli, le nom des hommes qui se sont distingués et l’avancement qu’on pourrait leur donner.</p><p>Vous voilà avec deux seuls généraux de brigade, Baraguey d’Hilliers et Vial. Je viens de donner des ordres pour que le général Dugoulot se rende sous vos ordres ; je ferai demain donner des ordres à un quatrième.</p><p>Je n’ai point vu le chef de brigade de la 14<sup>e</sup> de ligne à la bataille de Rivoli. Mon intention est que les chefs de brigade commandants restent toujours à leurs corps, et que les membres du conseil militaire, quel que soit leur grade, se trouvent à leurs drapeaux à toutes les affaires générales.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 1395, d’après la Collection Napoléon.</body> |