CG1-1290.md

identifiantCG1-1290.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1797/01/15 00:00
titreNapoléon au général Joubert
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1290. - </b>Au général Joubert</h1><p style="text-align: center"><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Quartier général, Roverbello, 26 nivôse an V [15 janvier 1797]</h2><p><br/> </p><p>La 18<sup>e</sup> et la 57<sup>e</sup> sont ici. L’ennemi, après avoir passé l’Adige, s’est divisé en deux corps : le premier s’est mis en marche vers Mantoue ; le second est resté à Aughiari, pour défendre le pont de l’Adige. Les généraux de division Guieu et Augereau ont attaqué ce corps, auquel ils ont fait 2 000 prisonniers, pris plusieurs pièces de canon et brûlé tous ses ponts sur l’Adige.</p><p>Le premier corps s’est présenté à midi à Saint-Georges[^1] ; le général Miollis, qu’il a sommé de se rendre, lui a répondu à coups de canon. Après une fusillade très opiniâtre, l’ennemi n’a point pu forcer ce poste essentiel ; il est dans ce moment-ci entre Saint-Georges et le Mincio, au village de Valdagno, où il cherche à communiquer par le lac avec la garnison de Mantoue. Je fais reconnaître dans ce moment sa position ; j’attends quelques rapports sur les reconnaissances que j’ai fait faire de la Molinella ; après quoi je chercherai à le battre. Si le général Augereau, comme je le pense, se porte sur Castellaro à la suite de cette colonne qui lui a échappé, vous sentez que nous vaincrons facilement. La 32<sup>e</sup> vient d’arriver à Villafranca ; cela nous mettra à même de finir bientôt cette lutte sanglante et vive, qui est, je crois, une des plus actives de la campagne[^2]. J’attends avant minuit un petit billet de votre part de La Corona.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte </h3> [^1]: Position fortifiée qui participe au blocus de Mantoue. [^2]: À la bataille de Rivoli, qui a eu lieu la veille, 10 à 12 000 Autrichiens ont été mis hors de combat, dont 7 à 8 000 prisonniers, tandis que 2 500 à 3 200 Français ont été tués ou blessés. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er </i></sup><i>publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 1392, d’après la Collection Napoléon.</body>
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