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CG10-24876.md| identifiant | CG10-24876.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1810/10/10 00:00 |
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| titre | Napoléon à Defermon, intendant général du domaine extraordinaire |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 24876. - </b>À Defermon, intendant général du domaine extraordinaire</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Fontainebleau, 10 octobre 1810</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte
Defermon, vous recevrez le décret que j'ai pris pour les mines
d'Idria[^1].
Voyez sur-le-champ le grand chancelier de la Légion d'honneur[^2],
et faites des marchés à des prix raisonnables pour la quantité de
mercure dont j'ai ordonné l'achat. En attendant, vous prendrez
300 000 francs sur ce que j'ai à Venise, et vous enverrez
cette somme au trésorier des mines d'Idria, pour mettre toutes les
dépenses au courant. Vous donnerez aussi des ordres pour que tout le
mercure que vous aurez acheté soit emmagasiné à Trieste. Les mines
m'appartiennent, ainsi que tous les produits qui s'y sont trouvés à
l'époque de l'entrée de mes troupes en juillet 1809, et jusqu'au
jour de la cession que j'en ai faite à l'ordre des Trois Toisons
d'or[^3].
Le gouvernement des Provinces illyriennes a fait des avances à
l'administration des mines, et en a reçu le remboursement en
mercure. Vous achèterez aussi ce mercure : on dit qu'alors vous en
aurez acheté pour deux millions. J'en ordonnerai ensuite la vente,
selon qu'il me conviendra d'en mettre en circulation et d'en
maintenir ou augmenter le prix. Employez le sieur Séguier, mon
consul à Trieste, pour prendre connaissance de tout ce qui regarde
les mines d'Idria, et chargez-le de suivre les intérêts de mon
domaine extraordinaire. Je lui fais donner des ordres pour qu'il se
rende sans délai à Idria. Si ces mines doivent rester longtemps
dans mes mains, il sera convenable que vous fassiez emmagasiner à
Venise plutôt qu'à Trieste les denrées que vous avez achetées.
Faites-moi un rapport sur ce que coûteraient les frais de transport
et le loyer des magasins à Venise. Le comte Daru doit avoir dans sa
correspondance des notes sur les quantités de mercure et de produits
mercuriels qui se sont trouvés dans les magasins des mines d'Idria,
lors de l'entrée de mes troupes. Demandez-lui des renseignements
très précis, qu'il doit pouvoir vous donner là-dessus.[^4]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Voir CG10-24865, 24878.
[^2]: Lacépède.
[^3]: À l’origine, l’ordre de la Toison d’Or était un ordre honorifique tant espagnol qu’autrichien. Napoléon le transforme en ordre des Trois Toisons d'Or par un décret du 15 août 1809. Cet ordre français désormais fait concurrence à la Légion d’honneur, à l’ordre de la Réunion (1811) et à l’ordre de la Couronne de Fer (1805).
[^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 17029, d’après l'original communiqué par le comte Defermon (minute, Archives nationales, AF IV 886, octobre 1810, n° 139). [<i>C </i>17029]</body> |
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