CG10-24257.md

identifiantCG10-24257.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1810/08/06 00:00
titreNapoléon à Defermon, intendant général du domaine extraordinaire
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 24257. - </b>À Defermon, intendant général du domaine extraordinaire</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Trianon, 6 août 1810</h2><p>Monsieur le comte Defermon, je n'ai pas signé le décret que vous m'avez présenté sur l'arriéré dû par les provinces d'Allemagne, parce que je n'ai pas trouvé la matière assez éclaircie. Je désire que vous voyiez M. Villemanzy[^1] pour qu'il vous explique bien tous ses états. </p><p>Je vois que la comptabilité de ces provinces a été arrêtée au 1<sup>er</sup> avril 1810 ; mais autre chose est d'arrêter cette comptabilité au 1<sup>er</sup> avril et autre chose est de l'arrêter par exercices, de manière à indiquer ceux qui s'y trouvent compris.</p><p>Je ne comprends pas pourquoi, au lieu de morceler ainsi l'exercice 1810, on n'a pas arrêté les comptes au commencement de l’année, ou du moins au moment où l'on a cessé d'administrer chaque province, or cette administration n'a pas fini à la même époque pour toutes les provinces ; par exemple, pour la Poméranie suédoise, on a continué de toucher les revenus jusqu'au moment où les ratifications du traité de paix avec la Suède ont été échangées[^2], et pour Bayreuth, mes agents l'administraient encore il y a peu de semaines[^3].</p><p>Il y a même observation à faire sur l’article <i>l'arriéré de l'armée</i>. On y parle des dettes de 1806, de 1807 et de 1808, mais on n'y parle pas de celles de 1809. Cependant, devant prendre un décret, je désire que tout y soit compris.</p><p> Représentez-moi donc ce travail divisé par exercices et complet.[^4]</p> [^1]: Sénateur, Jacques-Pierre Orillard de Villemanzy est inspecteur en chef aux revues et également inspecteur général à l’armée du Rhin. [^2]: Signé le 6 janvier 1810. [^3]: Domaine réservé de l’Empereur depuis 1806, le margraviat de Bayreuth est cédé au roi de Bavière le 28 février 1810. [^4]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 885, août 1810, n° 61. [<i>C </i>16766]</body>