| identifiant | CG10-24007.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1810/07/15 00:00 |
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| titre | Napoléon à La Bouillerie, Trésorier général de la couronne et du domaine extraordinaire |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 24007. - </b>À La Bouillerie, Trésorier général de la couronne et du domaine extraordinaire</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Rambouillet, 15 juillet 1810</h2><p>Dans le nouvel état
que vous devez poster la semaine prochaine, faites-moi un budget pour
1810 et 1811.</p><p>La recette, selon
votre dernier état, se monte à 371 millions, mais vous n'y portez
les laines d'Espagne que pour 1 267 000 francs, au
lieu de 9 millions.</p><p>Vous n'y portez
point les marchandises de Trieste qui ont été vendues à Venise,
qui sont de 6 millions.</p><p>Ainsi on peut
calculer la recette à 386 millions.</p><p>Il faut me proposer
les placements de manière à former en 1810 10 millions de rente,
soit en achetant les bons de la caisse d'amortissement qui se
présenteraient à plus de 5 et demi, soit en achetant des actions de
la Banque à un taux raisonnable, soit en achetant des actions des
Salines, soit enfin, si cela était nécessaire, en achetant un
complément de 5 pour 100.</p><p>Le budget de 1810,
en dépense, doit être fait de la manière suivante, savoir :</p><p>1<sup>o</sup> 24
millions pour les canaux du Loing et du Midi. Je ne porte pas ce que
vous avez payé là-dessus, parce que les comptes que vous avez
donnés sont portés en recette.</p><p>2<sup>o</sup> 30
millions pour le trésor. Je porte 30 millions au lieu de 45 ;
parce que vous devez faire recette de 15 millions portant intérêt
et qui sont de l'argent comptant, tandis que les 30 millions sont en
échange de 750 000 francs de rente sur le Mont-Napoléon,
et de 750 000 francs sur le grand livre.</p><p>Ces deux sommes sont
déjà distribuées.</p><p>3<sup>o</sup> 6
millions pour les diamants de la Couronne.</p><p>4<sup>o</sup> 10
millions pour les biens Vanlerberghe, parce que vous les avez portés
en recette et qu'ils sont à peu près donnés.</p><p>La dépense de 1810
sera donc de 70 millions.</p><p>Intérêts de 1810.
</p><p>Je suppose les
recettes à 10 millions.</p><p>Dépense :</p><p>1<sup>o</sup> Pour
compléter le fonds de 12 millions de Versailles et achat de
domaines, 6 millions ;</p><p>2<sup>o</sup> Pour
le temple de la Victoire, 1 million ;</p><p>3<sup>o</sup> Pour
gratifications à l'armée, aux officiers généraux, repas de corps
et dépenses de cette nature, 2 millions ;</p><p>4<sup>o</sup> Pour
dépenses de l'intendant général, du receveur général, frais de
négociation et dépenses extraordinaires, 1 million. Total, 10
millions.</p><p>Vous aurez soin de
porter dans le produit de 1810 ce qui doit vous revenir des revenus
des biens Vanlerberghe, du moment où ils écherront, pour argent
prêté à quelque titre que ce soit, etc. Alors l'avoir de la
caisse, en 1811, ne sera plus que de 316 millions, dont il faut
déduire, pour fonds à verser au trésor en échange de domaines
nationaux et autres valeurs pour aider au service, 16 millions.</p><p>En 1811 la recette
sera portée à 12 millions et employée de la manière suivante :</p><p>Crédit de
Versailles et achat de domaines, 6 millions ; temple de la
Victoire, 1 million gratification et autres à l'armée, 1 million ;
dépenses extraordinaires de toute nature, 4 millions.</p><p>Ainsi, au compte de
1811, j'aurai 300 millions placés de manière à rendre plus de 12
millions de revenu.</p><p>Faites-moi connaître
si ces calculs sont exacts. Je ne puis y voir d'autres inexactitudes,
si ce n'est qu'une partie des bons de Saxe, de Westphalie, etc., sont
donnés[^1].
Vous m'en enverrez l'état. J'ai omis ces sommes, parce qu'il va y
avoir un versement de 15 millions.</p><p>Le placement des
villes de Paris et Bordeaux, je le regarde comme portant intérêt.[^2]</p>
[^1]: Ces bons étaient donnés en guise de domaines à ceux que Napoléon voulait récompenser par une dotation.
[^2]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 884, juillet 1810, n° 137. [<i>C </i>16659]</body> |
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