CG10-23696.md

identifiantCG10-23696.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1810/05/29 00:00
titreNapoléon à Gaudin, ministre des Finances
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 23696. - </b>À Gaudin, ministre des Finances</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Le Havre, 29 mai 1810</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Vous trouverez ci-joint deux rapports sur le commerce qui se faisait par le moyen des smogglers[^1]. Je désire que vous examiniez cette question, que j'ai l'intention de décider dans un conseil que je tiendrai à Paris à mon arrivée. Le comte Collin[^2], ayant été directeur à Dunkerque, doit avoir une opinion sur cet objet. Mon intention est de ne considérer pour rien la police. Mon but est de favoriser les exportations des denrées de France et l'importation du numéraire étranger. On mettrait en même temps un gros droit, qui serait assez productif. Vous voyez que, dans les deux rapports, on est également d'avis qu'on peut mettre un droit de 2 francs par ancre à Flessingue, et, s'il en était de même à Ostende et à Dunkerque, cela ne laisserait pas que de faire un objet. Je serais, au reste, fort disposé à n'admettre les smogglers qu'à Dunkerque, à moins que l'habitude n'exige de les admettre aussi à Flessingue. Alors, comme je veux favoriser Dunkerque, le droit serait moindre d'un tiers dans ce port que dans l'autre. Le produit de ce droit serait employé à améliorer le port et à d'autres objets d'intérêt public[^3]</p> [^1]: Bateaux de contrebande ; de l’anglais « smuggler », contrebandier. [^2]: Collin de Sussy, directeur général des douanes. [^3]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 884, mai 1810, n° 157. [<i>C </i>16508]</body>