CG10-23695.md

identifiantCG10-23695.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1810/05/29 00:00
titreNapoléon à Defermon, intendant général du domaine extraordinaire
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 23695. - </b>À Defermon, intendant général du domaine extraordinaire</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Le Havre, 29 mai 1810</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte Defermon, j'ai reçu votre lettre du 26. Le projet de convention que vous proposez ne me convient pas, et je ne puis le ratifier[^1] parce qu'il s'éloigne de vos instructions. Je ne stipulerai jamais pour des choses que j'ai données. D'ailleurs je ne veux rien avoir à faire en rien avec le roi de Westphalie[^2] ; ce n’est pas à la caisse de l’extraordinaire qu’il doit verser, mais dans les mains des particuliers. Relisez vos instructions et attachez-vous à les suivre rigoureusement. Quand on négocie, on ne doit jamais perdre de vue les instructions qu’on a.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je reçois un grand nombre de demandes de militaires mutilés à Wagram, qui ont eu un membre emporté à la bataille de Wagram et qui ont sans doute droit à la pension. Ces pauvres gens ne sont pas inscrits et ne peuvent jouir de ce qui leur revient, en attendant, les malheureux meurent sans avoir ce que je leur ai promis. Voyez à remédier à cela.[^3]</p> [^1]: Par la convention du 14 janvier 1810 avait tenté de remédier aux problèmes d’attribution des pensions accordées sur la Westphalie par Napoléon. Cette seconde convention n’aboutit qu’avec le traité signé l’année suivante (10 mai 1811) qui stipulera que le royaume Westphalien ne pourra changer les dotations pendant 10 ans sauf à indemniser les bénéficiaires. [^2]: Jérôme Bonaparte. [^3]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 884, mai 1810, n° 153. [<i>C </i>16523]</body>