CG10-23692.md

identifiantCG10-23692.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1810/05/29 00:00
titreNapoléon au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des colonies
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 23692. - </b>Au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des colonies</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Le Havre, 29 mai 1810</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Les chantiers du Havre, ne pouvant contenir que des vaisseaux de 74, ne remplissent pas mon but, car ce sont des vaisseaux de 80 et de 120 qu'il me faut. Si, après l'espérance qu'on m'a donnée, Cherbourg peut être terminé l'année prochaine[^1], il sera possible d'abandonner les établissements du Havre pour les porter tous à Cherbourg ; d'un autre côté, on assure ici que le transport à Cherbourg est facile ; si cela était, je désire que vous ordonniez qu'il soit construit à Cherbourg six vaisseaux de ligne, dont 2 à 3 ponts et 4 de 80 ; que les transports du Havre à Cherbourg soient organisés de manière qu'on y transporte par an plusieurs centaines de milliers de pieds cubes de bois. À cet effet, faites venir de Boulogne cent des meilleurs transports de la flottille ; vous les ferez monter par un bataillon de marine ; le reste sera fourni par des levées et des jeunes gens qu'on amarinera. Ces cent bâtiments seront divisés en dix sections de dix chacune.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Par ce moyen, le transport des bois qui sont au Havre se débitera rapidement sur Cherbourg. Les matelots qui sont au Havre, et qui ne se forment pas, seront bien meilleurs au mois de novembre, lorsqu'ils auront navigué tout l'été ; et, en donnant de l'activité à cette navigation, ce sera un moyen de former plus vite quelques marins.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Lorsque les 2 frégates pourront sortir du Havre, on les réarmera.[^2]</p> [^1]: La construction du port de Cherbourg n’est achevée qu’en 1813. [^2]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 884, mai 1810, n° 184. [<i>C </i>16516]</body>