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CG10-23679.md| identifiant | CG10-23679.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1810/05/29 00:00 |
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| titre | Napoléon à Bigot de Préameneu, ministre des Cultes |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 23679. - </b>À Bigot de Préameneu, ministre des Cultes</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Le Havre, 29 mai 1810</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte Bigot Préameneu, je
vous envoie une lettre que je vous prie de garder pour vous seul, et
dont je désire que vous me donniez l’explication.[^1]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3><p style="margin-bottom: 0cm"><br/>
</p><p style="margin-bottom: 0cm; font-variant: small-caps"><b>Annexe</b></p><p style="margin-bottom: 0cm"><i>Lettre de l’abbé Emery à l’abbé
Beaufort[^2],
vicaire général à Cahors, le 26 mai 1810.</i></p><p style="margin-bottom: 0cm">« Il est très sérieusement
question de transporter le séminaire Saint-Sulpice dans les
bâtiments de Saint-Nicolas, qu'on commence à rétablir dans ce
dessein. Un arrêté voulait que la translation eût lieu le 1<sup>er</sup>
mai ; mais l'impossibilité a opposé un autre arrêté auquel
on obéit toujours. Il est même très difficile que cette
translation puisse s'exécuter au commencement de l'année prochaine.
On suppose une translation entière, ce qui entraîne celle des
maîtres aussi bien que des élèves, et c'est encore beaucoup. Car
on en veut et au nom et aux personnes ; celles-ci essuient une
attaque directe, en tant qu'on soupçonne qu'elles forment corps, et
vous voyez par les nouvelles, que la haine de corps et des
corporations se conserve dans toute sa force. J'espère cependant
encore du bénéfice du temps, et surtout de la protection des saints
protecteurs et supérieurs.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J'espère que nous pourrons procurer
une niche à notre Sainte Vierge, sans vous mettre à contribution,
quoique vous ayez 3 ans [de] plus que moi, je peux fort bien vous
précéder ; mais comme le contraire est possible, si vous
faites quelques dispositions pieuses, destinez-moi quelques cent
livres que j'emploierai en œuvre pie dans l'établissement d'Issy,
qui est le seul monument à Paris qui, avec la maison de Vaugirard,
rappelle l'ancien Saint-Sulpice, et que je prends des mesures pour
être conservé dans le cas même où nous n'aurions pas de
séminaires : mais l'état des choses ne peut pas durer avec
violence. Le Gouvernement peut changer de système, et le bras de
Dieu n'est pas raccourci. »[^3]</p>
[^1]: Expédition, Bibliothèque et archives du Conseil d’État, fonds Nougarède du Fayet.
[^2]: Lacoste-Beaufort.
[^3]: Lettre annexée à l’expédition (Bibliothèque et archives du Conseil d’État, fonds Nougarède du Fayet).</body> |
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