CG10-23672.md

identifiantCG10-23672.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1810/05/29 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de l'armée d’Espagne
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 23672. - </b>Au maréchal Berthier, major général de l'armée d’Espagne</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Le Havre, 29 mai 1810</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, répondez au général Dorsenne[^1] qu'il a le commandement absolu de la province de Burgos, tant pour le militaire que pour la police et les finances ; que toute espèce de troupes, artillerie, génie, troupes françaises, troupes espagnoles, de quelque nation que ce soit, est sous ses ordres. Déterminez bien la limite du commandement du général Dorsenne. Faites-lui connaître que mon intention est qu'il tienne toujours des troupes en mouvement pour réprimer les brigands ; qu'il doit même faire marcher des colonnes sur les confins de la Navarre, dans les gorges de Santander, et partout où il sera nécessaire ; qu'il ait à organiser à cet effet 7 à 8 colonnes mobiles, qu'il composera de chevau-légers polonais et de jeunes gens ; mais recommandez-lui de tenir mes vieux soldats en masse, afin de n'en perdre aucun par accident. Les 400 chevau-légers polonais, les 800 lanciers du grand-duché de Berg, lui donnent 1 200 hommes de cavalerie, qu'il peut former en 6 colonnes, en y mettant une ou deux compagnies d'infanterie, selon les circonstances. Ces détachements peuvent se porter partout pour poursuivre impitoyablement les brigands et en purger les confins de la Navarre et la province de Santander. En outre, il peut toujours avoir, réunis sous la main, 2 à 3 000 hommes tant d'infanterie que de cavalerie, pour se porter partout où il serait nécessaire.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Mandez au général Dorsenne que, indépendamment de ses troupes, d'autres doivent arriver ; qu'il faut donc tirer de Soria, d'Aranda et des autres points de la province, les approvisionnements nécessaires pour avoir toujours 500 000 rations de biscuit et plusieurs millions de rations de vivres dans les environs de Burgos.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Écrivez au prince d'Essling[^2] pour lui faire connaître les limites du commandement du général Dorsenne, qui a un commandement particulier, parce que, d'un moment à l'autre, il peut recevoir des ordres de moi, mais qui doit envoyer des colonnes partout, et qui ne se refusera en rien à ce qui pourra entretenir et assurer les communications.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nap</h3> [^1]: Commandant la Garde en Espagne. [^2]: Masséna, commandant l’armée de Portugal. [^3]: <span></span> Expédition, S.H.D., GR, 17 C 103. [<i>C </i>16520]</body>