CG10-23649.md

identifiantCG10-23649.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1810/05/20 00:00
titreNapoléon à Montalivet, ministre de l’Intérieur
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 23649. - </b>À Montalivet, ministre de l’Intérieur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Ostende, 20 mai 1810</h2><p style="margin-bottom: 0cm">J'adopte les conclusions de votre rapport sur le grand canal du Nord[^1]. Faites arrêter les dépenses faites entre la Meuse et l'Escaut, et faites verser les ateliers entre la Meuse et le Rhin. Je ne diminuerai rien à la quotité de l'argent, et les mêmes ouvriers seront employés. Faites observer à Molé[^2] que je n'ai point changé d'avis sur le canal, et que, la partie entre Meuse et Rhin finie, je persiste à terminer celle entre la Meuse et l'Escaut en cinq années.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous me ferez connaître ce qu'il y a à faire pour le canal du Nord. J'ai pu vouloir y dépenser du trésor public une dizaine de millions, quand ce canal m'était nécessaire pour joindre le Rhin à l'Escaut ; aujourd'hui son importance n'est plus la même. Je désirerais que ce canal fût fait en petite navigation, ou que, si cela même est jugé de quelque utilité, il soit fait comme canal d'irrigation. Alors il n'y aura pas besoin d'écluses, et le prix sera bien différent. Quelque parti qu'on propose, il faut indemniser la caisse des canaux en prenant une partie des terrains, soit des communes soit des particuliers. Mais, de quelque manière qu'on fasse, ce canal cessant d'être une des principales artères de l'Empire, il n'est plus que d'un intérêt secondaire. Dans cette année la navigation s'établira par le Rhin et la Meuse, et l'on sera plus à même de sentir les avantages et les inconvénients du canal du Nord.[^3]</p> [^1]: Commencé en 1808 (Voir CG10-23594), ce canal devient inutile avec le rattachement d’Amsterdam et de Rotterdam à l’Empire, si bien que les travaux sont arrêtés. Ce brusque arrêt des travaux provoquera des émeutes en juillet. [^2]: Matthieu Molé, directeur général des Ponts-et-Chaussées. [^3]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 884, mai 1810, n° 130. [<i>C </i>16494]</body>