CG10-23630.md

identifiantCG10-23630.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1810/05/17 00:00
titreNapoléon au général Clarke, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 23630. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Gand, 17 mai 1810</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Feltre, le général de division Drouet[^1] doit avoir reçu l'ordre de rentrer en France, et le Tyrol doit avoir été remis à la Bavière, hormis la partie qui reste au royaume d'Italie.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Mes troupes doivent avoir également évacué le Salzbourg.</p><p style="margin-bottom: 0cm">La brigade de cavalerie légère du général Pajol doit avoir reçu l'ordre de revenir sur Strasbourg ; si elle n'avait pas reçu cet ordre, donnez-le-lui.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Un régiment de la brigade du général Jacquinot doit être en marche sur Mayence.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez ordre aux Portugais et aux bataillons corses et du Pô de se rendre à Mayence.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez ordre aux caissons et aux approvisionnements d'artillerie qui ne sont pas attelés de rentrer à Mayence ; et faites commencer, dès à présent, l'évacuation de l'Allemagne.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ainsi, il n'y aura en Allemagne, au 1<sup>er</sup> juin, que les trois divisions d'infanterie du 3<sup>e</sup> corps, formant quinze régiments, et la division Bruyères, composée de quatre régiments de cuirassiers et de deux régiments de cavalerie légère de la brigade Jacquinot.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites-moi un rapport et soumettez à mon approbation un projet tendant à mettre en mouvement, au 15 juin, les divisions Morand et Friant[^2], les grands parcs de l'artillerie et du génie, les intendants, les inspecteurs aux revues, commissaires des guerres, gardes-magasins, employés, commandants d'armes et l'État-major général, de sorte qu'il ne reste plus en Allemagne que la division du général Gudin[^3], composée de ses cinq régiments d'infanterie et des six régiments de la division Bruyères (cavalerie), avec vingt-quatre pièces de canon pour l'infanterie et douze pièces pour la cavalerie, plus le corps qui est dans les villes hanséatiques. Tout le reste rentrerait en France, pour former l'armée des côtes que commanderait le prince d'Eckmühl[^4].</p><p style="margin-bottom: 0cm">Les administrations et les postes seraient supprimées en Allemagne, et la gendarmerie rejoindrait ses légions, hormis un capitaine et 25 gendarmes qui resteraient avec le général Gudin.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le budget de l'armée d'Allemagne pour les six derniers mois de 1810 serait annulé, car les troupes qui resteraient en Allemagne seraient nourries et entretenues, savoir : la division des villes hanséatiques par ces villes, et les divisions Gudin et Bruyères par le royaume de Westphalie. Je n'aurai donc pas un sou à dépenser ni à envoyer en Allemagne.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Parlez au prince d'Eckmühl pour qu'il fasse évacuer les trains inutiles, afin qu'au reçu de mes ordres il n'y ait aucun embarras et que mes troupes puissent alors évacuer l'Allemagne.[^5]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3> [^1]: Employé en Tyrol. [^2]: <span></span> Deux des trois divisions d’infanterie du 3<sup>e</sup> corps de Davout. [^3]: <span></span> La 3<sup>e</sup> division d’infanterie du corps de Davout. [^4]: Davout. [^5]: <span></span> Copie d’expédition, S.H.D, Guerre, 17 C 323 (minute, AF IV 884, mai 1810, n° 112). <span lang="en-GB">Extrait [catalogue de vente], Sotheby &amp; Co., </span><span lang="en-GB"><i>Catalogue of valuable english, french and italian printed books. </i></span><i>Autograph letters, historical documents, etc</i>., Londres, 23 juin 1958, n° 216. [<i>C </i>16485]</body>