CG10-23619.md

identifiantCG10-23619.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1810/05/16 00:00
titreNapoléon à Champagny, ministre des Relations extérieures
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 23619. - </b>À Champagny, ministre des Relations extérieures</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Laeken, 16 mai 1810</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Cadore, vous écrirez au sieur Auguste Talleyrand à Berne[^1], à mon ministre à Carlsruhe[^2] et au ministre de la Police[^3], que je désire que l'ancien roi de Suède[^4] n'entre pas en France et qu'il reste à Bâle. Faites insinuer à ce prince qu'il ne doit pas mettre le pied en France, vu que cela ne peut pas se faire sans ma permission.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Répondez au ministre du grand-duc de Hesse[^5] que j'approuve les récompenses que veut donner son maître.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le sieur Hédouville[^6] a passé ses instructions. Je lui ai ordonné de désavouer la première lettre et non la seconde. Il a montré peu de dextérité. En général, les agents des Relations extérieures n'ont pas assez de retenue. Le sieur Hédouville devait faire ce que vous lui prescriviez, et rien au-delà.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je ne vois pas pourquoi le sieur Bourgoing[^7] n'a pas suivi le roi Saxe dans son voyage. Si ce prince l'agrée, je désire que mon ministre le rejoigne à Varsovie[^8].</p><p style="margin-bottom: 0cm">Finissez donc toutes ces affaires d'Allemagne. Il me semble que j'ai donné au duc de Weimar et au duc de Saxe-Gotha[^9] différentes petites seigneuries. Quand tout cela sera-t-il enfin terminé ?</p><p style="margin-bottom: 0cm">Les cours de Munich et de Dresde[^10] ne feront aucune difficulté d'aider mes ministres à avoir le pas sur les autres ministres. Il n'y a que la cour de Stuttgart[^11] qui pourra élever des difficultés. Quant à cette cour, la solution est simple : c'est d'y tenir un chargé d'affaires au lieu d'un ministre jusqu'à ce que cette question soit décidée, et, comme le sieur Durand[^12] s'y déplaît beaucoup, on pourrait le rappeler à Paris et tenir à Stuttgart un chargé d'affaires capable. Celui qui tenait la correspondance pendant que le sieur Durand était à Paris n'est pas assez capable[^13]. Avec un bon chargé d'affaires[^14] à Stuttgart, le sieur Durand pourrait rester à Paris avec ses appointements jusqu'à ce que je le place ailleurs.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il faut donner ordre qu'on exerce à Varel et à Oldenbourg la même rigueur que dans les autres points de l'Ost-Frise. Écrivez dans ce sens au ministre de la Guerre et au ministre des Finances[^15] pour les douanes.[^16]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3> [^1]: Augustin-Louis de Talleyrand-Périgord, ministre plénipotentiaire en Suisse. [^2]: Bignon, ministre plénipotentiaire en Bade. [^3]: Fouché. [^4]: Gustave IV Adolphe était partit en exil en Allemagne puis en Suisse. [^5]: Le baron de Lichtenberg. [^6]: Théodore Charles Joseph d’Hédouville, ministre plénipotentiaire à Francfort près le prince primat, Charles Dalberg. [^7]: Ministre plénipotentiaire en Saxe. [^8]: <span></span> Frédéric-Auguste I<sup>er</sup> avait également souveraineté sur la Pologne en qualité de grand-duc de Varsovie. [^9]: Respectivement Charles Auguste de Saxe-Weimar et Émile Auguste de Saxe-Gotha. [^10]: Saxe et Bavière. [^11]: Dans le Wurtemberg. [^12]: Ministre plénipotentiaire à Stuttgart près le roi de Wurtemberg. [^13]: Malartic. [^14]: Napoléon enverra le baron de Serra. [^15]: Gaudin. [^16]: Expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, M.D., France, vol. 1785, fol. 68. [C16477]</body>