CG10-23595.md

identifiantCG10-23595.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1810/05/12 00:00
titreNapoléon à Louis, roi de Hollande
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 23595. - </b>À Louis, roi de Hollande</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Middelbourg, 12 mai 1810</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Votre courrier m'apporte les sondes de l'Escaut oriental, mais ce n'est pas ce que je demandais. Ce que vous m'envoyez, je l'ai, puisque mes chaloupes canonnières l'ont sondé. Ce dont j'ai besoin, ce sont les sondes à la mer à plusieurs lieues, pour connaître les deux passes, dont l'une suit l'île de Walcheren et s'approche de l'Escaut occidental, et l'autre rase l'île de Schouwen et se rapproche de la passe de la Meuse. Envoyez-moi par mon officier d'ordonnance toutes les cartes et renseignements que vous avez là-dessus. Cela est important pour des travaux de ports et de bassins que je veux faire.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous devez témoigner mon extrême mécontentement au sieur Labouchère[^1]<sup> </sup>de ce qu'il a pris sur lui de se conduire, dans une affaire de cette importance, par les instigations d'un homme sans aveu et d'un intrigant tel qu'Ouvrard[^2] ; que la première fois qu'il a été entremêlé dans ces affaires, c'est après avoir causé avec un de vos ministres ; qu'il est étonnant qu'aujourd'hui il se soit concerté avec un intrigant.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je voudrais bien lever les prohibitions qui existent sur le commerce de Hollande avec la France, mais il faut que vous exécutiez le traité que vous avez fait avec moi[^3] ; que les vingt et un bâtiments américains me soient remis avec les marchandises qu'ils portaient, et que vous vous mettiez en mouvement pour me fournir neuf vaisseaux en juillet. Songez que je compte sur ces neuf vaisseaux et que cet article du traité est de rigueur.[^4]</p> [^1]: Banquier hollandais, intermédiaire employé par le roi Louis pour faire au cabinet anglais des ouvertures pacifiques. Cette démarche avait été entreprise sans caractère officiel, mais non à l'insu de l'Empereur. [^2]: Depuis janvier 1810, Napoléon envisageait sérieusement d’envoyer un agent pour évaluer les chances de paix avec l’Angleterre. Début février 1810, le banquier Labouchère avait été envoyé à Londres par Louis et ses ministres dans ce but. Le 20 mars 1810, il demandait même à son frère Louis de renvoyer Labouchère en Angleterre ou un quelconque agent. Voir CG10-23350. Mais, depuis l’affaire des piastres d’Espagne de 1805, Napoléon se méfiait au plus haut point du financier Gabriel-Julien Ouvrard (Voir CG10-23642)). Or, ce dernier avait été impliqué par Fouché dans une seconde négociation secrète avec l’Angleterre. [^3]: Le traité du 16 mars 1810 entre la Hollande et la France. [^4]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 884, mai 1810, n° 73. [<i>C </i>16467]</body>