CG10-23594.md

identifiantCG10-23594.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1810/05/12 00:00
titreNapoléon au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des colonies
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 23594. - </b>Au vice-amiral Decrès, ministre de la Marine et des colonies</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Middelbourg, 12 mai 1810</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Vous trouverez ci-joint une note sur la communication de mes ports de l'Escaut avec le Haut-Rhin et la Meuse. Il paraît que si l'on ne prend pas des mesures, toutes les flottes de bois iront à Dordrecht, que les Hollandais les achèteront à bon marché et nous les revendront fort cher.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il serait convenable de placer là notre route, en y tenant une douane et défendant de passer par l'autre route.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il faudrait aussi que l'arsenal d'Anvers, changeant son système, achetât tous ses bois sur mes frontières et les fît verser en droite ligne à Anvers, et que toutes les forêts qui versent dans la Meuse et le Rhin dirigeassent par ce nouveau canal, les bois marqués qui par ce moyen ne passeraient plus en Hollande, et iraient droit dans mon port d'Anvers.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il faudrait défendre l'exportation par le Rhin à la Meuse de toute espèce de bois qui peut être utile à la marine, afin de ne pas acheter des Hollandais, en secondes mains et plus cher, ce qu'ils nous achètent à bon marché.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vous prie de me faire un rapport là-dessus en me faisant connaître la partie des bois qui se marque dans l'intérieur de la France, qui se verse dans le Rhin et la Meuse, la quantité qui en arrive à Anvers et celle qui y est arrivée jusqu'à cette heure.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Les fers, chanvres, toiles qui se tirent d'Alsace et de Lorraine, viennent par terre, hormis quelques flottes de bois qui passent par la Hollande à Dordrecht. Là, on compte les flottes pour les embarquer, ce qui donne tout le profit à une ville étrangère, et en même temps ouvre la porte à une immense contrebande. Je voudrais établir un entrepôt soit à Gertruydenberg, soit sur tout autre point de ma frontière, où se vendraient tous les bois, fers, chanvres, toiles, etc., là, on romprait chaque charge pour les embarquer sur l'Escaut sans que rien allât à Dordrecht.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites-moi connaître quelle est la législation sur les bois ; et comme je ne saurais trop en avoir à Anvers, je défendrai l'exportation des bois de l'Est, en les prenant tous pour mon compte.[^1]</p> [^1]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 884, mai 1810, n° 70.</body>