| identifiant | CG1-1136.md |
|---|---|
| fait partie de | correspondance |
| est validé | oui |
| date | 1796/12/11 00:00 |
| titre | Napoléon à Priocca, ministre des Affaires étrangères du roi de Sardaigne |
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1136. - </b>À<span lang="fr-FR"> </span>Priocca, ministre des Affaires étrangères du roi de Sardaigne</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Milan, 21 frimaire an V [11 décembre 1796]</h2><p><br/> </p><p>Le citoyen Poussielgue a eu l’honneur de vous remettre, monsieur, une note relative au traité d’alliance entre les deux États[^1]. Les circonstances de la guerre peuvent changer à chaque instant la nature de ces propositions. La ville de Mantoue ne sera pas probablement à la République avant vingt ou trente jours ; vous sentez qu’alors la situation des affaires de la République en Italie, changeant entièrement de face, nécessiterait, de la part du gouvernement, un changement de système. L’alliance des deux États, telle qu’elle est proposée dans la note qui vous a été remise, n’est donc admissible qu’autant qu’elle serait conclue sur-le-champ et avant toute espèce de délai, qui, changeant la position de nos affaires, changerait les circonstances de l’armée française en Italie.</p><p>Je vous prie de croire, monsieur, aux vœux sincères que je fais en mon particulier pour pouvoir contribuer à quelque chose qui soit agréable à Sa Majesté. Je crois lui en donner une preuve bien spéciale en cherchant à réunir à jamais son système de politique à celui de la République française, qui, ne pouvant plus désormais avoir aucune intimité avec Naples et Parme, se trouvera avoir un ami sincère dans Sa Majesté, qu’elle protégera dans toutes les circonstances.</p><p>Dès l’instant, monsieur, que Sa Majesté aurait adopté pour base la note qu’aura l’honneur de vous remettre le citoyen Poussielgue, Sa Majesté pourrait nommer quelqu’un pour traiter directement avec moi, que le gouvernement a chargé de cette négociation.[^2]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Le traité d’alliance sera signé le 25 février 1797, à Bologne. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 1273, d’après la collection Napoléon.</body> |