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CG10-23571.md| identifiant | CG10-23571.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1810/05/09 00:00 |
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| titre | Napoléon à Champagny, ministre des Relations extérieures |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG10</i> - 23571. - </b>À Champagny, ministre des Relations extérieures</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Berg-op-Zoom, 9 mai 1810</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Cadore, présentez
une note claire au ministre de Prusse[^1]
sur l'affaire du prince de Hatzfeld[^2],
dans laquelle vous appuierez sur le scandale de cette procédure et
ferez sentir combien elle me blesse, et que j'y reconnais l'influence
de la cabale qui a causé tous les maux de ce pays. Vous parlerez du
traité de Tilsit, de la bonne conduite tenue par M. de Hatzfeld dans
toutes les affaires, et déclarerez que je le prends spécialement
sous ma protection et que je ne souffrirai pas qu'il lui soit fait
aucun tort. Vous prescrirez la même démarche à M. de
Saint-Marsan[^3],
et vous lui donnerez pour instruction de dire partout et de répéter
dans la conversation que les ennemis de M. de Hatzfeld sont les
miens ; que ceux qui l'attaquent m'attaquent ; que la
conduite qu'on tient envers lui est une indignité, et qu'il faudrait
y mettre au moins un peu de politique. Vous parlerez dans le même
sens au maréchal Kalckreuth. Faites en même temps connaître au
comte Beugnot, mon commissaire dans le grand-duché de Berg,
l'intérêt que je prends au prince de Hatzfeld.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je n'ai reçu que la lettre n<sup>o</sup>
1 du sieur de Moustier[^4],
que je vous ai envoyée ; la lettre n<sup>o</sup> 2 ne m'est pas
parvenue.[^5]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3>
[^1]: Krusenmark.
[^2]: Le prince de Hatzfeld, qui fut gracié par Napoléon en 1806, habitait Berlin et entretenait avec les agents français chargés de la rentrée des contributions de guerre des relations amicales, dont il se servait pour obtenir des adoucissements en faveur de ses compatriotes. Ces relations, si profitables qu'elles fussent à la Prusse, éveillèrent les soupçons du roi, qui le fit mettre en jugement. L'intervention de l'Empereur arrêta le procès.
[^3]: Le piémontais Asinari de Saint-Marsan, ministre plénipotentiaire de France à Berlin.
[^4]: <span></span> Clément-<span style="text-transform: uppercase">é</span>douard de Moustier, commissaire pour l’échange des prisonniers avec l’Angleterre. Voir CG10-23450, 23523, 23535.
[^5]: <span></span> Expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, M.D., France, vol. 1785, fol. 65. [<i>C </i>16446]</body> |
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