CG1-1119.md

identifiantCG1-1119.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1796/12/08 00:00
titreNapoléon au général Lespinasse
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG1</i> - 1119. - </b>Au général Lespinasse</h1><p><br/> </p><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Milan, 18 frimaire an V [8 décembre 1796]</h2><p><br/> </p><p>J’ai lu avec le plus grand intérêt, citoyen général, les renseignements que vous m’avez fait passer sur les services essentiels rendus par l’artillerie depuis le commencement de la campagne[^1]. J’ai été, dans toutes les occasions, témoin du zèle et de la bravoure distinguée de ce corps, recommandable par les connaissances précieuses qu’il exige et le sang-froid sans lequel il ne peut pas être utile. J’ai demandé le grade de chef de brigade pour les citoyens Songis et Andréossy ; je vais le demander également pour les citoyens Faultrier et Carrère. J’ai demandé le grade de chef de bataillon pour le citoyen Delaistre ; j’ai demandé le même grade pour le citoyen Pernety[^2]. J’ai demandé le grade de chef d’escadron pour les citoyens Rosey[^3] et Coindet[^4]. Je n’acquiesce pas à la demande de ce grade que vous me faites pour le citoyen Bourgeat[^5], parce que je l’ai vu s’en revenir avec une pièce démontée, lorsqu’il avait encore une de ses pièces à l’avant-poste.</p><p>Je demande le grade de capitaine pour les citoyens Lasseron et Héquien, de l’artillerie à pied. Je ne demanderai le grade de capitaine pour les citoyens Villiers, Perrin et Vailly, de l’artillerie à cheval, que lorsque vous m’aurez précisé les circonstances où ils se sont distingués. Je demanderai le grade de lieutenant pour le citoyen Chéry[^6], maréchal des logis d’artillerie légère.</p><p>Je dois vous engager, pour l’honneur de l’arme que vous commandez, à me rendre compte de la conduite d’un capitaine d’artillerie légère que j’ai vu, à la bataille d’Arcole, abandonner très légèrement ses pièces. J’ai reconnu que c’était le même officier qui, à la bataille de Caldiero, s’est assez mal conduit ; il commandait les pièces d’artillerie légère sur la gauche. Je vous prie également de me rendre compte et me faire connaître le nom de l’officier qui commandait les pièces de la division du général Masséna, et que, par négligence, on a laissées sur les bords de la Brenta, quoique cependant la division n’ait fait retraite que le lendemain du combat et ait couché sur le champ de bataille.[^7]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3> [^1]: Lespinasse commande l’artillerie de l’armée. [^2]: <span></span><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote1827anc" name="sdfootnote1827sym">0</a>Joseph Marie Pernety, vicomte de (1766-1856), lieutenant d’artillerie au régiment de La Fère (1783), capitaine (1793), directeur du parc d’artillerie au siège de Mantoue, à Bassano, Arcole et Rivoli (1796-1797). Futur général de l’Empire, pair et sénateur. [^3]: Rosey, capitaine d’artillerie à cheval à l’armée d’Italie, ne doit pas être confondu avec son homonyme, François Rosey, colonel sous l’Empire. [^4]: Ces demandes de promotion n’apparaissent pas dans les lettres de Bonaparte au Directoire. C’est après Rivoli que certains des noms cités figurent dans une lettre à Berthier (n° 1302). [^5]: Jean Dominique Bourgeat (1760-1827), ancien officier de l’armée de l’Intérieur, il passe en Italie comme commandant d’une compagnie d’artillerie à cheval (avril 1796) et sert à Castiglione, Arcole et Judenbourg avant de commander l’artillerie de la division Masséna. Bonaparte le nomme chef d’escadron en avril 1797. [^6]: Chéry, maréchal des logis puis lieutenant d’artillerie (décembre 1796) à l’armée d’Italie. [^7]: <span></span><i> Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III, n° </i>1252, d’après le dépôt de la Guerre.</body>
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